Marine Marchande

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L'ex-Astrolabe entame sa nouvelle vie dans l'humanitaire

Marine Marchande

Après les glaces, les eaux tropicales de Papouasie Nouvelle-Guinée sont désormais au programme pour l'ancien ravitailleur polaire Astrolabe. Racheté par l'organisation humanitaire américaine YWAM juste après son désarmement en mars 2017, il a été rebaptisé YWAM Liberty. Fondée dans les années 50 par des évangélistes américains, YWAM a notamment pour objectif l’acheminement d’aide humanitaire dans des lieux difficilement accessibles. Elle arme actuellement 24 bateaux dans le monde entier.

L'ex-Astrolabe va être affecté au transport de marchandises vers les îles de Papouasie Nouvelle-Guinée, où il va également pouvoir servir de navire-hôpital grâce à un conteneur médicalisé. Le navire est entré en cale sèche en novembre dernier. Des bénévoles, encadrés par des professionnels, ont effectué le sablage puis la peinture de la coque, qui arbore une toute nouvelle livrée blanche. Tout juste remis à l'eau, l'YWAM Liberty devrait désormais commencer sa nouvelle mission.

 

(© YWAM)

(© YWAM)

(© YWAM)

(© YWAM)

(© YWAM)

(© YWAM)

 

Trois décennies dans les glaces

Construit en 1986, l’ex-Astrolabe est un ancien navire offshore doté d’une coque brise-glace lui permettant de pouvoir évoluer à travers le « pack », c'est-à-dire la banquise ou des plaques de glace dérivantes. Pour cela, il pouvait notamment embarquer jusqu’à deux hélicoptères afin de le guider. Long de 65 mètres pour une largeur de 12.8 mètres, le navire, qui affiche une jauge de 1700 GT, peut accueillir 49 personnes et transporter plusieurs centaines de tonnes de fret : vivres, matériel, carburant…

Depuis trois décennies, il était affrété 138 jours par an par l’Institut Polaire français Paul Emile Victor (IPEV) pour assurer durant l’été austral (novembre à mars), à partir de Hobart, le ravitaillement de la base Dumont d’Urville en Terre Adélie (et celle de Concordia avec transfert du fret par convois terrestres). Il était aussi utilisé pour des campagnes océanographiques de courte durée dans les zones côtières de l’Antarctique.

 

(© IPEV)