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L’ex-escorteur La Galissonnière de retour à Brest

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En prévision de son départ vers la Belgique, où il sera démantelé, l’ancien escorteur d’escadre La Galissonnière a quitté hier le cimetière marin de Landévennec, sur la presqu’île de Crozon. La vieille coque, que la Marine nationale ne reconnait plus que sous le numéro Q682,  a été ramenée dans la base navale de Brest, où elle a été amarrée à l’un des épis porte-avions. Elle va y être préparée pour son remorquage vers le chantier de déconstruction Galloo de Gand. Le départ doit intervenir en juin.

Désarmé en 1990, le La Galissonnière avait été admis au service actif en 1962. Evolution des 17 escorteurs d’escadre des types T47 et T53, ce bâtiment de 133 mètres de long et 3740 tonnes de déplacement en charge préfigurait ce qu’allaient être les frégates construites dans les années 70.

 

Le La Galissonnière a servi de 1962 à 1990 (© : DR)

Le La Galissonnière a servi de 1962 à 1990 (© : DR) 

 

Il fut spécialement conçu pour la lutte anti-sous-marine, embarquant un système Malafon (association d’un missile et d’une torpille), un sonar remorqué à immersion variable et un hélicoptère, mis en œuvre par une plateforme se repliant pour former un hangar. Resté unique en son genre, le La Galissonnière, du type T56, a servi à expérimenter les équipements des escorteurs de nouvelle génération, ce que fit également le Duperré (1957), refondu au début des années 70, désarmé en 1992 et parti se faire déconstruire à Gand l’an dernier après avoir passé de longues années à Landévennec en compagnie du La Galissonnière. Les tests menés sur ces deux bâtiments présidèrent à la conception de la frégate Aconit (1973) puis les trois unités du type Tourville (1974 – 1977). 

Marine nationale