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L’ex-Jeanne d’Arc et l’ancien Colbert seront démantelés à Bordeaux

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L’ex-Jeanne d’Arc et l’ancien Colbert seront démantelés à Bordeaux

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C’est à Bordeaux que l’ex-porte-hélicoptères Jeanne d’Arc et l’ancien croiseur lance-missiles Colbert disparaîtront. La Marine nationale a attribué le marché de déconstruction de ces célèbres bateaux à un groupement constitué de Bartin Recycling et Petrofer Société Nouvelle, deux sociétés françaises filiales du groupe Veolia. Celles-ci ont remporté l’appel d’offres issu d’une procédure lancée en septembre 2012. Les travaux seront effectués sur le site de Bassens, qui dispose d’une forme de 240 mètres de long pour 35 mètres de large, capable d’accueillir des navires de 50.000 tonnes. Dotée d’un nouveau bateau porte en 2007, cette cale sèche a déjà été utilisée par Veolia pour des opérations de déconstruction. Après avoir acquis Bartin, entreprise spécialisée dans le recyclage et la valorisation des métaux, le groupe avait implanté à Bassens, en 2008, un pôle de démantèlement de navires et de valorisation des ferrailles. Le site avait débuté son activité en traitant plusieurs dizaines de chalutiers bons pour la casse. Puis, après une pause consécutive à la mobilisation de la forme dans le cadre de la construction du nouveau pont enjambant la Gironde, Veolia, candidat malheureux au démantèlement de l’ex-porte-avions Clemenceau (parti chez le Britannique Able UK en 2009) a traité son premier gros bateau en 2012. Il s’agissait du Matterhorn, un cargo de 107 mètres représentant 2000 tonnes d’acier qui, après son déroutement à Brest en 2009 puis sa saisie suite à la faillite de son armateur, avait été remorqué à Bordeaux pour y être déconstruit.

 

 

Le Matterhorn en cours de déconstruction à Bassens en 2012 (© VEOLIA)

Le Matterhorn en cours de déconstruction à Bassens en 2012 (© VEOLIA)

 

 

Premières grandes coques éliminées en France

 

 

Pour l’heure, seules trois grandes coques de la Marine nationale ont été déconstruites en France. Il s’agit de l’ex-pétrolier-ravitailleur Saône et des anciens bâtiments de débarquement de chars Dives et Argens, traités à La Seyne-sur-Mer par Foselev et Topp Decide. Un marché spécifique, dans la mesure où ces bateaux ne pouvaient pas quitter la rade de Toulon en raison de leur état de délabrement. Il y a donc eu une âpre compétition mais les sites étrangers étaient de facto exclus. Comprenant des unités aptes à prendre la mer, les appels d’offres suivants ont été marqués par une forte concurrence internationale. Et c’est le groupe franco-belge Galloo, avec son chantier de Gand, qui s’est d’abord adjugé la déconstruction de l’ancien escorteur d’escadre Bouvet, démantelé en Belgique en 2012/2013, avant de frapper un

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