Science et Environnement
L’ex-PlanetSolar va gagner Paris pour débuter officiellement sa nouvelle vie

Actualité

L’ex-PlanetSolar va gagner Paris pour débuter officiellement sa nouvelle vie

Science et Environnement

En provenance de Lorient, le célèbre navire solaire, qui a réalisé entre 2010 et 2012 un tour du monde en utilisant uniquement sur l’énergie du soleil, est arrivé lundi 2 novembre dans l’estuaire de la Seine. Sous un ciel maussade, il a gagné Rouen et va rejoindre Paris, où il sera officiellement rebaptisé Race for Water le 23 novembre, en marge de la COP 21. La cérémonie se déroulera au quai de Javel, en présence de Gérard d’Aboville et différentes personnalités, notamment politiques.

 

Le Race for Water remontant la Seine (© : FABIEN MONTREUIL)

Le Race for Water remontant la Seine (© : FABIEN MONTREUIL) 

Le Race for Water remontant la Seine (© : FABIEN MONTREUIL)

Le Race for Water remontant la Seine (© : FABIEN MONTREUIL) 

 

Récemment offert à la fondation Race for Water

Plus grand catamaran solaire du monde, l’ex-Tûranor PlanetSolar a été offert en début d’année par la famille Ströher (qui a investi dans le projet en 2007) à la fondation Race for Water, dédiée à la préservation de l’eau contre la pollution plastique. Race for Water explique avoir pour objectif « d’identifier et d’implémenter des solutions de revalorisation des déchets plastiques et de créer de nouvelles sources de revenus pour les populations défavorisées. Nettoyer les océans n’étant pas réaliste, la Fondation projette de valoriser les déchets plastique en les transformant en énergie afin de les réintégrer les déchets plastiques dans l’économie. Et ce dès 2016, avec l’implémentation de plusieurs projets pilotes.  De cette manière, un système de coopératives, inspiré du modèle de l’entrepreneuriat social, sera mis en place, engendrant de nombreux bénéficies humains et environnementaux ».

Laboratoire itinérant

Dans cette perspective, l’ex-PlanetSolar, au-delà de sa fonction d’ambassadeur au profit des actions de Race for Water, doit servir de laboratoire itinérant de collecte et d’analyse des déchets plastiques pour lutter contre la pollution des océans. Il permettra aussi, en particulier lors de ses escales, de mener des actions pédagogiques et de sensibiliser les populations.

 

PlanetSolar lors de son tour du monde en 2011 (© : PHILIP PLISSON)

PlanetSolar lors de son tour du monde en 2011 (© : PHILIP PLISSON) 

 

512 m² de panneaux solaires 

Construit par les chantiers allemands Knierim Yachtbau à Kiel et mis à flot en mars 2010, le navire de 30 mètres de long pour 15 mètres de large dispose de 512 m² de panneaux photovoltaïques. Il arrive ainsi à produire 500 à 600 kWh par beau temps, de quoi parcourir un maximum de 300 kilomètres lorsque la batterie est rechargée à 100%. En dehors de la propulsion, l'énergie photovoltaïque sert également à alimenter tous les instruments du bord et le chauffage de l'eau. 

 

PlanetSolar lors de son tour du monde en 2011 (© : PHILIP PLISSON)

PlanetSolar lors de son tour du monde en 2011 (© : PHILIP PLISSON) 

 

Un tour du monde en 584 jours

Le 4 mai 2012, après 584 jours de navigation, le catamaran est devenu le premier véhicule à accomplir un tour du monde à l’énergie solaire. Après ce périple, le navire a servi en 2013 et 2014 de plateforme de mesures scientifiques pour le compte de l’Université de Genève (campagnes « PlanetSolar DeepWater Expedtion »  et « PlanetSolar TerraSubmersa »), avant qu’une nouvelle page de son histoire s’ouvre avec Race for Water.