Histoire Navale
L’Hermione, star de la parade nautique du 4 juillet à New York

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L’Hermione, star de la parade nautique du 4 juillet à New York

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C'était le point d'orgue, ô combien attendu, de son voyage : samedi midi, l'Hermione, réplique du fameux trois-mâts de La Fayette, a salué la Statue de la Liberté, à New York, avant de longer crânement les gratte-ciel de Manhattan. Un symbole fort. Alexis Buisson était sur place :

 « Ça a de la gueule ! » Sur le bateau des garde-côtes américains affrété pour les VIP et les journalistes, l'excitation est palpable : l'Hermione vient de passer devant la Statue de la Liberté, suivie d'un cortège de 150 embarcations rassemblées pour la traditionnelle « Parade of ships » new-yorkaise qui marque le 4 juillet, fête nationale américaine.

 

 

Le Drian : « Je suis ému »

Alors que la frégate se déplace lentement, au loin, Ségolène Royal dégaine son portable pour immortaliser l'instant. Tout comme le maire de Rochefort, qui tente de se frayer un chemin entre les cordes qui jonchent le pont pour ne rien rater du spectacle. Jean-Yves Le Drian, à la proue, apprécie. « Je suis très ému », glisse le ministre de la Défense. « De voir l'Hermione devant la Statue de la Liberté, ça a beaucoup de force. »

Le rêve à portée

Ce passage devant « Lady Liberty », est le point d'orgue du voyage américain de l'Hermione. De nombreux curieux se sont massés au pied de la Statue, cadeau de la France aux États-Unis, pour la voir remonter la rivière Hudson. « Il y a plus de monde que ce que je ne pensais », sourit Miles Young, président de l'association des Amis américains de l'Hermione, soulagé de voir que tout se passe bien. À ses côtés, Ségolène Royal a mis un anorak pour se protéger des embruns. « On attendait ce moment depuis très longtemps, rappelle-t-elle. On n'était pas sûrs qu'il arriverait. Il faut croire aux idées qui paraissent hors de portée. » La veille, jour férié aux États-Unis, l'Hermione a pu mesurer sa popularité auprès des New-Yorkais. À midi, les curieux devaient attendre trois heures pour la visiter. Venu remettre la Légion d'honneur à vingt vétérans américains de la Seconde Guerre mondiale, dans l'ombre de la frégate, Jean-Yves Le Drian s'est offert un saut à bord. « Je ne l'avais jamais vue terminée. » Rencontre avec l'équipage, visite des quartiers du capitaine, photos à la barre : le ministre, impressionné par « la qualité de la reconstitution », n'a cependant pas été reçu au son des canons, comme le veut le protocole. Motif : les autorités new-yorkaises avaient grogné en entendant les coups tirés par l'Hermione à son arrivée, mercredi. « Il faut qu'elle continue à naviguer, dit le Breton en regagnant le quai. C'est une formidable ambassadrice de la mer française ».

De l'écoute (marine) aux écoutes (téléphoniques)

Ce lundi, Jean-Yves Le Drian est à Washington pour rencontrer son homologue américain, Ashton Carter. Sur le dossier des écoutes par la NSA de trois présidents français, source de tensions entre Washington et Paris, il confie : « Les États-Unis ont pris des engagements. Faisons-leur confiance ». Une leçon de La Fayette ?

Un article de la rédaction du Télégramme

Hermione