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L'hydrolienne de Sabella prête pour son retour à Ouessant
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L'hydrolienne de Sabella prête pour son retour à Ouessant

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Il y avait de l’animation au port de commerce de Brest hier matin : la dépose de l’hydrolienne D10 de Sabella sur le navire qui doit l’emmener devant Ouessant ce mardi. Une remise à l’eau qui aurait dû se faire au printemps mais qui a été décalée à cause du confinement.

Cette semaine sera marquée par une période de mortes eaux avec des coefficients de marée de 32 et 30 vendredi et samedi. Des conditions favorables à la mise à l’eau de l’hydrolienne D10 de Sabella, qui attendait sagement le feu vert pour repartir en mer. La météo se révélant elle aussi correcte, peu de vent et de houle, la D10 va donc reprendre la direction d’Ouessant et de la mer d’Iroise après un séjour prolongé sur le terre-plein de la forme de radoub numéro deux du port de commerce.

Appareillage prévu ce mardi

Les préparatifs pour le chargement ont consisté à mettre en place un plateau renforcé sur lequel les 110 tonnes de la turbine (auxquelles il faut ajouter celles du ber qui la soutient) ont été posées.

C’est l’Ariadne, un imposant supply de 130 m de long, reçu par l’agence Blue Water Shipping, qui a chargé l’hydrolienne ce lundi matin. L’appareillage pour le lieu d’implantation est lui prévu ce mardi.

 

(GÉRARD-ALAIN LE BRIGAND- LE TELEGRAMME)

(GÉRARD-ALAIN LE BRIGAND- LE TELEGRAMME)

 

Des perturbations liées à la crise sanitaire

L’engin, construit par l’entreprise quimpéroise qui a reçu un avis favorable du Parc marin d’Iroise pour l’implantation de deux hydroliennes, sera mouillé pour un an.

Son long séjour à sec a été mis à profit par les ingénieurs et techniciens de la société constructrice pour réparer la connectique sur la bretelle qui la relie au câble laissé au fond de l’eau et qui rejoint l’île.

Des réparations qui ont pris du temps, ainsi que l’explique Diane Dhomé, chef de projet : « En raison des perturbations liées à la covid, nous avons eu des délais d’approvisionnement plus longs. Nous avons également tiré à profit cette immobilisation pour apporter quelques améliorations, fruit du retour d’expérience ».

Restera maintenant à placer l’hydrolienne sur son embase restée au fond durant toute cette période, puis à la connecter au câble d’une longueur de deux kilomètres.

Un article de la rédaction du Télégramme

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