Energies Marines
L'IEED France Energie Marine doit revoir sa copie d'ici le 15 juillet

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L'IEED France Energie Marine doit revoir sa copie d'ici le 15 juillet

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Devant être implanté à Brest, Nantes et Toulon, avec aussi des unités de recherche à Bordeaux et La Réunion, l'Institut d'Excellence en Energies Décarbonnées France Energies Marines ne fait pas partie des deux premiers IEED retenus par l'Etat pour bénéficier d'une aide financière importante dans le cadre des Investissements d'avenir. Il est simplement pré-sélectionné. En fait, le projet va subir, en quelque sorte, une séance de « repêchage ». Dans le cadre de l'appel à projets lancé par le gouvernement en octobre 2010, 19 dossiers avaient été présentés. Deux ont donc été retenus (Institut National pour le Développement des Écotechnologies et des Énergies Décarbonées à Lyon et Picardie Innovations Végétales, Enseignements et Recherches Technologiques à Venette, dans l'Oise), alors que onze autres ont été recalés suite à leur examen par un jury international présidé par Christian Streiff, ancien président de PSA-Peugeot Citroën. Il reste désormais six projets, dont l'IEED France Energie Marine, pour lesquels le jury réserve encore sa décision, qui sera prise à la lumière d'un examen complémentaire. « Ces six projets devront être réaménagés en tenant compte de l'avis du jury. Les porteurs auront jusqu'au 15 juillet pour faire connaître les évolutions de leur dossier, qui sera soumis également à un réexamen du jury en vue d'une décision définitive », ont expliqué dans un communiqué daté du 1er juin les ministère de l'Ecologie, de l'Industrie, de la Recherche et de l'Enseignement supérieur, ainsi que le Commissariat général à l'investissement.

Eoliennes offshores (© : NASS&WIND)
Eoliennes offshores (© : NASS&WIND)

« Ce projet peut et doit aboutir »

Même s'ils devront subir un second examen de passage après avoir revu leur copie selon les voeux du jury, les porteurs de France Energie Marine se montrent confiants quant à la sélection de leur dossier. « Ce projet est le seul des sélectionnés et présélectionnés à traiter des Energies Marines Renouvelables. Il peut et doit aboutir au regard des enjeux considérables que les EMR représentent pour notre pays », affirme Christophe Clergeau, premier vice-président de la Région Pays-de-la-Loire, en charge de l'économie et de l'innovation.
Energie éolienne en mer, énergie des courants marins, énergie des vagues et énergie thermique des mers... L'IEED FEM doit se transformer en véritable centre de recherche dédié aux énergies marines. Il ambitionne de mutualiser les efforts des centres de recherche publiques et des entreprises privées pour travailler sur les principaux défis technologiques et non technologiques auxquels cette nouvelle filière industrielle, prometteuse d'emplois, doit faire face. France Energies Marines doit également offrir l'accès à des sites d'essais et de démonstration en mer, essentiels à la mise au point des technologies d'exploitation de ces ressources énergétiques. « Brest, parmi les précurseurs de la recherche dans le domaine des énergies marines, à la pointe de la région Bretagne qui a très tôt identifié le potentiel de développement offert par ces ressources, se voit confirmée à nouveau dans son rôle de leader national en matière de sciences et technologies marines par la sélection du projet France Energies Marines », se félicite le Technopôle Brest - Iroise.

Hydrolienne  (© : OPENHYDRO)
Hydrolienne (© : OPENHYDRO)

54 adhérents, dont 32 structures privées

Cette structure regroupe déjà de nombreux acteurs répartis non seulement en Bretagne, mais aussi sur l'ensemble du territoire français. Il s'agit d'institutionnels, comme les régions Bretagne, Pays-de-la-Loire, Basse-Normandie, Aquitaine ou Provence Alpes Côte d'Azur, d'industriels (DCNS, STX France, Areva, Alstom, EDF, Veolia, Technip, Nass&Wind...) et d'organismes d'enseignement supérieur et de recherche (Ifremer Brest, UBO, ENSTA Bretagne, Ecole Navale, Centrale Nantes, CETMEF...) Pour le Technopôle et ses membres, l'IEED sera « un catalyseur pour aller plus loin et plus vite dans le processus de développement d'une filière intégrée autour des énergies marines, de la recherche à l'industrie en passant par la formation ».
En tout, le budget de l'IEED France Energies Marines est estimé à 142 millions d'euros sur 10 ans, soit 61 millions d'euros apportés par les membres (43%), 38 millions d'euros provenant des collectivités territoriales (27%) et 43 millions d'euros de soutien provenant de l'Etat via les Investissements d'avenir (30%). Au sein de l'institut, le partenariat public-privé se traduit 32 structures privées sur un total de 54 adhérents.
Le site principal de l'IEED FEM est localisé à Brest, deux sites secondaires étant implantés à Nantes et Toulon. Des structures d'essais sont également prévues à Bordeaux et La Réunion.

Eolienne flottante  (© : DCNS)
Eolienne flottante (© : DCNS)

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