Croisières et Voyages
L’impact économique de la croisière continue de croître en France et en Europe

Actualité

L’impact économique de la croisière continue de croître en France et en Europe

Croisières et Voyages

Entre les commandes enregistrées par les chantiers de Saint-Nazaire et le développement des escales de paquebots dans les ports français, la contribution économique de l’industrie de la croisière en France continue de croître. Selon les chiffres du rapport annuel de l’Association internationale des compagnies de croisière (CLIA), elle a augmenté de 11% en 2015, cette activité injectant directement 1.238 milliard d’euros dans l’économie française.

Cette forte augmentation est notamment liée à une hausse de 30% des dépenses dans la construction et la réparation navale. « Les compagnies sont engagées dans des programmes de construction de nouvelles unités toujours plus innovantes et respectueuses de l’environnement, contribuant fortement à l’augmentation des retombées dans le secteur de la construction et de la réparation navale, et offrant aux chantiers français une visibilité sans précédent », souligne Georges Azouze, président de CLIA France.

Dans le même temps, le nombre de Français ayant réservé une croisière l’an dernier a augmenté de près de 4% pour s’établir à 615.000 passagers, consolidant l’Hexagone comme quatrième marché source en Europe. Quant au nombre de croisiéristes accueillis dans les ports français, il continue lui aussi de croître (2.4 millions de passagers internationaux) générant d’importantes retombées pour l’économie locale, en particulier dans les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration, du tourisme (excursions) et bien entendu de l’artisanat et des commerces. « L’action des ports membres de CLIA permet également d’attirer de plus en plus d’escales grâce aux efforts réalisés en matière de qualité d’accueil des navires, des passagers et des membres d’équipage, confortant des retombées économiques importantes sur l’ensemble du territoire français ».

Plus de 16.000 emplois dans l'Hexagone

Alors que les chantiers ont enregistré depuis le début de l’année de nouvelles commandes majeures, et que la réparation navale devrait monter en puissance avec la remise en service prochainement, à Marseille, de la forme 10, plus grande cale sèche de Méditerranée, les professionnels se montrent confiants dans la poursuite de l’essor des croisières, avec à la clé toujours plus de retombées, y compris en termes d’emplois. « Les chiffres record qui viennent d’être présentés démontrent combien notre industrie est importante dans le paysage économique de l’Europe et de la France. Avec une augmentation de près de 10% en un an, ce plus de 16.500 emplois qui sont générés directement par l’industrie de la croisière en France, dont 28% dépendent de la construction et la réparation navale », précise Cédric Rivoire-Perrochat, directeur général de CLIA France.

Plus de 40 milliards de retombées en Europe

A l’échelle européenne, les résultats sont également très bons, la contribution économique de la croisière ayant atteint en 2015 pas moins de 40.95 milliards d’euros (+2% par rapport à 2014), un niveau encore jamais atteint. . C’est  2% de plus que l’année précédente. Les dépenses directes générées par l'industrie ont atteint 16.89 milliards d’euros, contre 16.6 milliards en 2014.

L’an dernier, l'industrie de la croisière a également généré plus de 10.000 nouveaux emplois à travers l'Europe, avec actuellement 360.571 employés dans l’industrie de la croisière et les entreprises qui y sont liées. Les salaires et autres avantages pour les salariés européens ont atteint 11.05 milliards d’euros (dont 735 millions pour les employés français).

Les Européens ont été 6.6 millions à choisir de passer leurs vacances sur un navire, soit 3% de mieux qu’en 2014. L’Europe, qui maintient son statut de second marché mondial de la croisière (derrière les Etats-Unis), l’est également en matière de destinations (après les Caraïbes), avec 6.12 millions de passagers internationaux ayant embarqué dans les ports européens (+4.5%).

Quant à la construction navale, les compagnies ont injecté en 2015 4.6 milliards d’euros dans les chantiers européens (+1.2%) et le carnet de commandes, qui était fin 2015 de 48 paquebots (livrables d’ici 2019) pour une valeur de 27 milliards d’euros, atteint désormais 60 navires (hors options) à réaliser d’ici 2024, pour une valeur globale de plus de 39 milliards d’euros.

Selon Pierfrancesco Vago, président de CLIA Europe, « l'industrie de la croisière continue d'apporter une contribution significative à la reprise économique de l'Europe. L'impact est clair. Plus d’Européens choisissent une croisière comme mode de vacances, plus de passagers choisissent l'Europe en tant que destination, et plus de navires de croisières sont construits dans les chantiers navals européens. Cela se traduit par de grands avantages économiques pour l'ensemble du continent, y compris les zones côtières qui ont été touchées de manière disproportionnée par la crise économique ». 

Croisières maritimes et fluviales | Actualités du secteur