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L'Inde refuse l'entrée du Clemenceau dans ses eaux territoriales

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L'Inde refuse l'entrée du Clemenceau dans ses eaux territoriales

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Comme on pouvait s’y attendre, la Cour suprême indienne n’a pas donné, ce matin, son autorisation à l’ancien porte-avions d’entrer dans ses eaux territoriales. La juridiction, qui doit statuer sur le transfert de la coque vers un chantier de démolition d’Alang, demande une nouvelle expertise pour connaître la quantité d’amiante qu’elle renferme. Les documents du constructeur, DCN, ont été réclamés, alors que la polémique fait toujours rage, entre les 45 tonnes annoncées par le ministère français de la Défense et les 500 à 1000 tonnes avancées par Greenpeace, qui se base principalement sur les déclarations de Technopure. Cette société, chargée du désamiantage partiel du Clemenceau avant son appareillage de Toulon, avait été remplacée au cours du chantier, son donner d’ordre, SDI, et l’Etat, estimant que le travail n’était pas correctement réalisé. La Cour suprême indienne doit rendre sa décision vendredi, à l’avant-veille de la visite officielle de Jacques Chirac. Pour Michel Parigot, du Comité Anti-amiante Jussieu, « on peut craindre un jugement équilibré où on accepte le Clemenceau car on ne peut pas faire autrement ». Paris s’est engagée à transférer en Inde le matériel nécessaire à la protection des 60 ouvriers qui seront en contact avec la marinite et a proposé de rapatrier les déchets une fois le démantèlement achevé.
Ce week-end, le Journal du dimanche a révélé qu’une partie des 115 tonnes d’amiante officiellement extraites de la carcasse de l’ex porte-avions ont disparu. Les registres du centre d’enfouissement de Bellegarde (Gard) ne mentionnent que 85 tonnes de produits. Une investigation est en cours pour savoir ce que sont devenues les 30 tonnes restantes. En attendant la décision des autorités indiennes, le Clemenceau et son remorqueurs restent en attente, en océan Indien.

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