Croisières et Voyages
L'industrie de la croisière en Europe pèse plus de 35 milliards d'euros

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L'industrie de la croisière en Europe pèse plus de 35 milliards d'euros

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Le cinquième congrès annuel de l'European Cruise Council vient de s'achever à Bruxelles sur une note très optimiste pour le secteur. En 2010, les retombées économiques de l'industrie de la croisière en Europe ont représenté 35.2 milliards d'euros et généré 307.000 emplois, un niveau jamais atteint jusqu'ici. Le marché a poursuivi sa croissance l'an dernier, atteignant 5.5 millions de passagers, soit 9.3% de mieux qu'en 2009. Désormais, les Européens représentent 30% du marché mondial. Et les prévisions de croissance devraient encore faire monter ce chiffre dans les prochaines années.
Pour 2010, 4.2 milliards d'euros ont été injectés dans la construction de nouveaux paquebots, alors que 6 milliards d'euros ont été investis en biens et services. Les passagers et membres d'équipage ont, pour leur part, dépensé 3.1 milliards d'euros, notamment lors des escales, profitant au tourisme dans les régions des ports visités.

23 navires à livrer d'ici 2014 par les chantiers européens

L'impact économique de la croisière concerne de très près la construction navale, l'essentiel des nouveaux paquebots étant réalisés en Europe. Même si les commandes se sont raréfiées ces dernières années, notamment en raison de la crise économique et du besoin de « digérer » les nouvelles capacités déjà commandées, les chantiers européens livreront au moins 23 navires d'ici 2014, soit un investissement de 10.8 milliards d'euros pour une capacité supplémentaire de 60.630 lits. « Le fait que plus de 90% de tous les navires de croisière sont construits en Europe est une preuve du pouvoir d'innovation de l'industrie européenne », s'est félicité le Commissaire européen aux Transports. Pour Siim Kallas : « L'industrie européenne de la croisière est un exemple pour le secteur maritime, avec de très bons standards environnementaux, des navires sûrs et high-tech, armés par des équipages compétents ».
Il reste désormais à voir comment les constructeurs pourront rebondir. En dehors de l'Allemand Meyer Werft, STX Europe demeure dans une situation très fragile, alors que l'Italien Fincantieri est lui aussi entré dans une période difficile.