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L’intelligence artificielle au service de la reconnaissance acoustique
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L’intelligence artificielle au service de la reconnaissance acoustique

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Sous la mer, la détection et la classification des sons est le nerf de la guerre. Malgré les progrès considérables de l’informatique, rien n’a encore réussi à remplacer l’oreille et le cerveau humains. Peut-être que cela sera le cas un jour. En attendant, le développement de l’intelligence artificielle offre déjà de nouvelles perspectives pour envisager une aide à la décision. « La capacité à détecter et classifier toujours plus vite et toujours plus loin, quel que soit le niveau de fatigue et de stress de l’opérateur, est un enjeu majeur », explique Stéphan Meunier, ancien commandant de sous-marin français aujourd’hui responsable du marketing opérationnel de Naval Group.

Le début du film Le Chant du Loup, lorsque le Titane doit extraire des commandos et que le premier-maître Chanteraide pense entendre un sous-marin, illustre parfaitement les conditions dans lesquelles les oreilles d’or doivent parfois travailler. « Ce film est très réaliste, c’est un travail difficile, les oreilles d’or sont confrontées à la pression de la hiérarchie, aux avis contradictoires, il faut classifier un signal en 90 secondes maximum et une décision sans la bonne information peut avoir des conséquences énormes ».  Opérationnellement, Stéphan Meunier voit un vrai intérêt à l’avenir pour des systèmes d’aide ayant recours à l’IA : « Avec les évolutions technologiques dont bénéficient les sous-marins, les signaux sont de plus en plus ténus et les informations parcellaires. Il y a des cas très complexes avec la superposition de phénomènes dans le paysage acoustique, et des

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