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L'IPER du porte-avions Charles de Gaulle légèrement repoussée

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L'IPER du porte-avions Charles de Gaulle légèrement repoussée

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L'arrêt technique majeur que doit subir le Charles de Gaulle en 2007 aurait été légèrement décalée par rapport au planning initialement fixé. Le porte-avions nucléaire devrait entrer en Indisponibilité Périodique pour Entretien et Réparation (IPER) non pas début juin, mais en juillet prochain. Ce chantier, qui sera mené par DCN Services Toulon, mobilisera un millier d'ouvriers, de techniciens et d'ingénieurs de l'ex-Direction des Constructions Navales et de ses sous-traitants, le tout pendant 18 mois. Le contrat, déjà signé, devrait être notifié début décembre à DCN. Cette IPER, qui intervient tous les sept ans, verra la remise à niveau de nombreux équipements du Charles de Gaulle, le rechargement des coeurs nucléaires des chaufferies K 15 et, logiquement, la pose de nouvelles hélices. Après quelques retouches, la paire réalisée par l'usine américaine de Rolls-Royce Naval Marine (ex-Bird-Johnson Company), devrait être installée en remplacement de deux vieilles hélices de rechange des Clemenceau et Foch. Ces dernières avaient été montées en 2001 suite à la rupture d'une pale d'une hélice du CDG. Le dessin des nouvelles pièces, très complexe, permettra au bâtiment de filer 27 noeuds, contre 25 noeuds maximum depuis trois ans.

Ultime opération avant une immobilisation d'un an et demi

Après avoir achevé en vendredi dernier l'exercice Pean, avec son groupe aéronaval, le Charles de Gaulle devrait reprendre la mer le 4 décembre, ainsi qu'en janvier, pour terminer la qualification de son groupe aérien. Ces deux dernières semaines, l'entraînement en Méditerranée du porte-avions a été l'occasion d'embarquer, pour la première fois, deux Rafale au standard F2. Les deux appareils, qui pourront mener des missions d'assaut, sont en période d'expérimentation et pourraient retrouver le Charles de Gaulle juste avant son entrée en IPER. D'ici là, le navire partira pour une opération de trois mois. Bien que la zone atlantique soit encore évoquée, comme l'an passé (mission Agapanthe) il pourrait être, suivant le contexte international, déployé en océan Indien. La France souhaiterait, en effet, montrer son porte-avions une dernière fois dans ce secteur stratégique avant qu'il ne soit invisible pendant un an et demi et qu'elle soit, en conséquence, privée de toute projection aérienne majeure depuis la mer.
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- Voir la fiche technique du porte-avions Charles de Gaulle

- Voir notre reportage réalisé en juin dernier sur le Charles de Gaulle


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