Science et Environnement
L'IRT Jules Verne va bénéficier du Grand Emprunt

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L'IRT Jules Verne va bénéficier du Grand Emprunt

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Dédié à l'émergence de nouvelles technologies de production dans les domaines des matériaux et des structures complexes, l'Institut de Recherche Technologique Jules Verne va bénéficier des financements consacrés à l'innovation dans le cadre du Grand Emprunt. Le projet, porté par le pôle de compétitivité EMC2, le pôle régional d'enseignement supérieur de l'Université Nantes-Angers-Le Mans (PRES L'UNAM) et le Technocampus EMC2, implanté près de Nantes, fait partie des six IRT lauréats de l'appel à projets lancé par le ministère de la Recherche et de l'Enseignement supérieur, ainsi que l'Agence Nationale de la Recherche (ANR).
L'Institut Jules VERNE sera donc dédié aux technologies avancées de mise en oeuvre des matériaux métalliques, composites et structures hybrides. Rassemblant 200 acteurs, dont 120 partenaires industriels et 40 laboratoires, il s'intéressera aux filières aéronautique et navale, ainsi qu'au transport terrestre et aux énergies renouvelables. De l'élaboration du chantier et de l'usine du futur à l'éco-conception, en passant par la maîtrise de nouveaux matériaux... Qu'il s'agisse de construction de navires et de structures flottantes ou sous-marines, dans le domaine naval, offshore et des énergies marines renouvelables, la création de cet IRT est considérée comme cruciale pour l'avenir de la filière. Des acteurs de poids sont d'ailleurs déjà engagés dans l'IRT, comme les chantiers STX France de Saint-Nazaire et DCNS, qui vient d'ailleurs de créer un centre de recherche technologique qui pourra venir en appui (voire être partiellement intégré) à l'institut.

80.000 m2, 12 laboratoires, 2000 chercheurs et étudiants

L'IRT Jules Verne aura comme base de départ le Technocampus EMC2. Installée à Bouguenais suite à la création du pôle de compétitivité EMC2 en 2005, cette plateforme de recherche et de formation, qui regroupe une douzaine de partenaires liés aux industries aéronautiques, automobiles et navales, s'étale sur 20.000 m2. Mais, avec l'IRT, le site va prendre une toute autre dimension. Le projet prévoit, en effet, que l'IRT s'installe sur une surface de 80.000 m2 et soit doté d'une douzaine de laboratoires, dont un consacré aux structures métalliques océaniques. En tout, l'institut accueillerait un millier de chercheurs et autant d'étudiants, tout en générant, selon ses promoteurs, quelques 5000 emplois en 10 ans, ainsi que la création de 10 à 15 nouvelles entreprises. Conjuguant les moyens publics et privés, le nouvel ensemble permettra aux chercheurs et aux industriels de mutualiser leurs ressources de R&D, créer des passerelles entre la recherche et les entreprises, ou encore partager les expériences acquises dans les différentes filières, jusqu'ici très cloisonnées. L'enseignement sera également très impliqué, qu'il s'agisse de recherche, de formation initiale ou de formation continue.
Tous ces efforts visent à mettre au point de nouvelles technologies permettant à l'industrie française de maintenir son rang face à une concurrence internationale de plus en plus vive. Pour que l'IRT voit le jour, les financements issus du Grand Emprunt sont fondamentaux. Ainsi, les promoteurs d projet espèrent recevoir 200 millions d'euros de l'Etat. L'implication des collectivités locales est également très forte, tout comme les investissements prévus par les industriels, ces acteurs devant débourser 500 millions d'euros supplémentaires.
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- Voir notre dossier sur l'IRT Jules Verne