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Livraison du premier patrouilleur brise-glace canadien

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Livraison du premier patrouilleur brise-glace canadien

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Le chantier Irving d’Halifax a officiellement livré, le 31 juillet, l’Harry DeWolf, premier d’une série de six patrouilleurs brise-glaces commandés par la marine canadienne. Ces unités, appelées Navires de Patrouille Extracôtiers et de l’Arctique (NPEA) ou Arctic and Offshore Patrol Ships (AOPS), sont spécialement conçus pour renforcer les moyens de surveillance et d’intervention du Canada dans le Grand Nord, tout en servant à réaffirmer la souveraineté du pays sur ses possessions arctiques. Pris en charge par l’arsenal d’Halifax après les essais d’acceptation ayant précédé la livraison, le patrouilleur polaire va maintenant voir installés ses derniers équipements, poursuivre ses essais en vue notamment de vérifier ses capacités opérationnelles et militaires, tout en poursuivant l’entrainement de son équipage. Une montée en puissance qui doit conduire à son admission au service actif, prévue par la marine canadienne à l’été 2021.

Mis sur cale en avril 2016 et mis à l’eau en octobre 2018, l’Harry DeWolf mesure 103.6 mètres de long pour 19 mètres de large et affichera un déplacement de plus de 6600 tonnes en charge, ce qui en fait le bâtiment de combat le plus lourd réalisé jusqu’ici au Canada. Doté d’une coque brise-glace, il pourra naviguer à la vitesse de 3 nœuds dans une épaisseur de glace allant jusqu’à 1 mètre. Sa vitesse maximale en eaux libres sera de 17 nœuds, pour une distance franchissable de 6800 milles à 14 nœuds. L’autonome, très importante, pourra atteindre 120 jours. La partie énergie-propulsion comprend quatre diesel-générateurs de 3600 kW chacun et deux moteurs d’une puissance unitaire de 4500 kW. S’y ajoute un propulseur d’étrave pour faciliter les manœuvres et une paire d’ailerons stabilisateurs afin d’améliorer le confort lorsqu'ils n'évoluent pas dans les glaces.  

L’équipage sera de 65 marins, le bâtiment pouvant loger 20 personnes supplémentaires. Doté de différentes embarcations, dont deux semi-rigides de 8.5 mètres capables de dépasser 35 nœuds, l’Harry DeWolf dispose aussi de capacités fret permettant de transporter du matériel, notamment en conteneurs, ainsi que des véhicules. Il pourra s’agir de camions pickups ou encore d’engins de types quads et motoneige permettant de déployer des équipes sur la banquise et à terre. La manutention pourra être effectuée avec une grue d’une capacité de levage de 20 tonnes. 

Equipé de puissants moyens de communication et de surveillance, ainsi que d’un système de combat fournit par Lockheed-martin, ce patrouilleur pourra mettre en œuvre un hélicoptère, y compris le CH-148 Cyclone. L’armement comprendra de l’artillerie, dont un canon télé-opéré de 25mm BAE Mk 38. On notera que Safran équipe le bâtiment avec une centrale inertielle BlueNaute et un système optronique Vigy Observer. 

Seconde unité de cette série, le Margaret Brooke a été mis à l’eau par Irving en novembre 2019 et devrait être livré à la marine canadienne en 2021. Suivront les Max Bernays, William Hall, Frédérick Rolette et Robert Hampton Gay.

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