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Livraisons et commandes d’équipements pour la marine en 2018

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Livraisons et commandes d’équipements pour la marine en 2018

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Le gouvernement a présenté hier le très attendu projet de loi de finances pour 2018. Comme prévu, le ministère des Armées voit son budget porté à 34.2 milliards d’euros, soit 1.8 milliard de plus que les crédits lui étant alloués dans la loi de finances 2017.

Commande du 5ème Barracuda

Concernant la Marine nationale, une seule grosse commande est prévue, mais il s’agit d’un contrat majeur, celui du cinquième sous-marin nucléaire d’attaque du type Barracuda. Le futur Casabianca, qui devrait entrer en service en 2027, s’ajoute aux Suffren, Duguay-Trouin, Tourville et De Grasse, en construction sur le site Naval Group (ex-DCNS) de Cherbourg. Le premier sera pour mémoire livré en 2019 à la flotte française, alors que la sixième et dernière unité de la série, le futur Rubis, doit voir sa commande notifiée au cours de la prochaine loi de programmation militaire, à partir de 2020.

Les anciens Falcon gouvernementaux équipés d'une chaîne SAR

En 2018 également est prévue la notification d’un contrat pour doter trois dans quatre anciens Falcon gouvernementaux convertis par Dassault Aviation en avions de surveillance maritime d’un système de largage de moyens de sauvetage (SAR). Le quatrième appareil, en cours de transformation, sera livré l’an prochain. A noter qu’avec les quatre Falcon 50M, cinq Falcon 200 Gardian et quatre des vingt-deux Atlantique 2 désormais uniquement affectés aux missions de surveillance et d’intervention maritime, les quatre Falcon ex-gouvernementaux constituent la composante AVSIMAR.

 

Rafale Marine sur le Charles de Gaulle (© MARINE NATIONALE)

Rafale Marine sur le Charles de Gaulle (© MARINE NATIONALE)

 

Fin du retrofit des ex-Rafale F1 et livraison de deux Caïman 

En matière de livraisons prévue en 2018, pour rester sur l’aéronautique navale, celle-ci touchera le dernier des 10 Rafale Marine initialement livrés au standard F1 et retrofités au standard F3, 42 avions de ce type étant actuellement en service. Le parc de Caïman Marine (NH90), passé à 19 hélicoptères en juillet dernier, s’enrichira de deux nouvelles machines l’an prochain (27 ont pour mémoire été commandées). Concernant les avions de patrouille maritime Atlantique 2, le programme de rénovation se poursuivra, la livraison du prototype étant prévue en 2019. Pour le moment, la modernisation de 15 appareils est budgétée mais, la marine souhaite que ces travaux soient conduits sur ses 18 appareils assurant toujours des missions de PATMAR. A noter également que deux des trois avions de guet aérien Hawkeye embarqués sur le porte-avions Charles de Gaulle seront aussi de retour en flottille l’an prochain après rénovation.

 

Le SNLE Le Téméraire lors de son transfert à Brest pour refonte en décembre 2016 (© MARINE NATIONALE)

Le SNLE Le Téméraire lors de son transfert à Brest pour refonte en décembre 2016 (© MARINE NATIONALE)

 

Modernisation des forces nucléaires

Concernant la dissuasion nucléaire, la refonte du Téméraire, dernier SNLE français à devoir être équipé du nouveau missile balistique M51, s’achèvera en 2018. Le bâtiment, entré en cale sèche à Brest en décembre 2016, devrait retrouver l’Ile Longue l’été prochain puis reprendra son cycle opérationnel après le rechargement de son coeur nucléaire, de ses essais et de l'entrainement de son équipage. Dans le même temps, la France poursuit le déploiement sur ses sous-marins stratégiques de la nouvelle tête nucléaire océanique (TNO), ainsi que le développement de la future version du M51 et les travaux de conception débutés fin 2016 de la prochaine génération de SNLE, attendue à partir de 2030. La composante aéroportée de la dissuasion nucléaire - dont fait partie la force aéronavale nucléaire (FANU) avec ses Rafale Marine embarqués sur le Charles de Gaulle - bénéficie pour sa part d’une rénovation à mi-vie du missile ASMPA, les études pour son successeur étant en cours. Le ministère des Armées annonce par ailleurs que  les systèmes de transmissions nucléaires feront l’objet de mesures de modernisation touchant principalement les réseaux de longue portée, durcis pour les composantes océanique et aéroportée.

 

FREMM (© MARINE NATIONALE)

FREMM (© MARINE NATIONALE)

 

Une FREMM, un B2M et deux BSAH entreront en flotte

Pour ce qui est de la flotte de surface, 2018 sera marquée par la remise en service du Charles de Gaulle après une refonte commencée au début de cette année à Toulon. En matière d’unités neuves, la Force d’Action Navale réceptionnera l’an prochain sa cinquième frégate multi-missions (FREMM), la Bretagne, qui sera basée à Brest, le quatrième et dernier bâtiment multi-missions (B2M), le Dumont d’Urville, destiné aux Antilles, ainsi que les deux premiers bâtiments de soutien et d’assistance hauturiers (BSAH), les Loire et Rhône, qui seront positionnés à Toulon et Brest (les deux autres suivront en 2019).

Expérimentation du système dronisé de guerre des mines

L’année prochaine doit également voir débuter l’expérimentation de l’un des deux prototypes du futur système de guerre des mines basé sur l’emploi de drones et conduit en coopération avec le Royaume-Uni.

En matière d’armement, le ministère des Armées prévoit notamment, en 2018, la livraison de missiles surface-air Aster 15 et un nouveau lot de Missiles de croisière navals (MdCN) équipant les nouvelles FREMM.

Enfin, les bases navales de Toulon et Cherbourg bénéficieront des premières mesures du programme d’amélioration de la protection des unités à quai.

 

Le futur dispositif de protection de la base navale de Toulon (© DR)

Le futur dispositif de protection de la base navale de Toulon (© DR)

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