Marine Marchande
L'Ocean Viking attend toujours la désignation d'un port sûr

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L'Ocean Viking attend toujours la désignation d'un port sûr

Marine Marchande

L'Ocean Viking, navire humanitaire opéré conjointement par SOS Méditerranée et Médecins Sans Frontières, est toujours dans l'attente de la désignation d'un port sûr pour débarquer les 82 rescapés se trouvant à son bord. Pour mémoire, le navire avait sauvé 50 personnes en début de semaine dernière puis accueilli 34 autres qui avait été assistées par le voilier allemand Josefa. Une femme enceinte et son mari ont été évacués mercredi par hélicoptère vers Malte en raison de graves complications de la grossesse. 

Pour les autres, c'est toujours l'attente d'un lieu de débarquement. Le port de Zaouïa en Libye a été désigné par le JRCC de Tripoli. « Nos équipes ont dû décliner cette option puisque la Libye ne peut être considérée comme un lieu sûr de débarquement. C'est ce qui est stipulé dans les Principes directeurs sur les retours en Libye du Haut-Commissariat pour les Réfugiés des Nations-Unies (HCR) ; affirmation d'ailleurs reprise par le Bureau des droits de l'Homme des Nations-Unies (HCDH) en mai 2019 et par le Secrétaire général des Nations-Unies après sa visite à Tripoli en avril 2019. Comme le prévoit le droit maritime international, les autorités libyennes n'étant pas en mesure d'assigner un lieu sûr, nous avons étendu notre demande d'assistance aux centres de coordination les plus aptes à intervenir, soit les centres de Malte et de Rome. C'est un devoir commun à tous les États signataires des conventions SAR (recherche et sauvetage) de collaborer afin de trouver rapidement un lieu de débarquement qui puisse être considéré comme sûr », a déclaré Nicola Stalla, coordinateur SAR à bord de l'Ocean Viking pour SOS Méditerranée.

La Commission européenne aurait déjà mis en place un dispositif de répartition des personnes sauvées entre Etats membres.

 

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