Marine Marchande
L'Oceanic Phoenix, un nouveau navire sismique dans la flotte de LDA

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L'Oceanic Phoenix, un nouveau navire sismique dans la flotte de LDA

Marine Marchande

Un de plus. Après les CGG Amadeus, CGG Alizé et CGG Symphony, Louis Dreyfus Armateurs vient de reprendre la gestion de l'Oceanic Phoenix, un navire sismique construit en 2000. Un deuxième navire, l'Oceanic Challenger, devrait prochainement rejoindre la flotte gérée par LDA.
Appartenant au groupe CGGVeritas, la gestion technique et nautique de l'Oceanic Phoenix était assurée, jusqu'ici, par la société norvégienne DOF. « Nous avons repris la gestion de l'Oceanic Phoenix il y a quelques jours, précise-t-on chez Louis Dreyfus Armateurs, le navire est, pour des raisons techniques, toujours pavillonné au NIS, le registre international norvégien ». Afin de pouvoir franciser le navire, celui-ci doit en effet obtenir le certificat de navire spécial l'autorisant à embarquer plus de 12 passagers. « Pour cela, nous devons procéder à des vérifications spécifiques de conformité de stabilité du navire ». Ce qui devrait prochainement être effectué. En attendant, le navire est déjà armé par un équipage franco-philippin. Les six officiers français ont simplement dû faire reconnaître leurs brevets par l'administration maritime norvégienne.

Un ancien câblier transformé en navire sismique de haute capacité

Long de 114 mètres pour 19 mètres de large, l'Oceanic Phoenix est en fait un ancien câblier, construit dans les chantiers japonais Kanrei Zosen pour l'armement japonais Dokai. Repris en 2005 par DOF, l'ancien Kouki Maru devient le Geomaster, puis le Geowave Master après sa transformation en navire sismique en 2007. D'abord équipé de 14 streamers ( NDLR : lignes remorquées d'hydrophones permettant la récupération et la transmission à bord de l'écho sismique ), il en dispose désormais de 16 et peut réaliser des acquisitions en trois dimensions. L'augmentation du potentiel d'acquisition sismique s'est effectuée lors d'un récent arrêt technique du navire aux chantiers Halsnøy de Bergen, au cours duquel la propulsion du navire a été profondément modifié. Les trois propulseurs azimutaux du navire ont été remplacés par deux hélices à pas fixe et deux lignes d'arbres couplées à une propulsion diesel-électrique. Ce nouveau système devrait renforcer la capacité de traction du navire.
Le navire a par ailleurs subi quelques changements structurels, notamment la construction d'un pont intermédiaire dans le hangar sismique, ainsi que le renouvellement d'une partie du matériel d'acquisition.

Une reconnaissance de la qualité des équipages

« Nous sommes très heureux que CGGVeritas nous renouvelle sa confiance avec la gestion de ces deux nouveaux navires. C'est une reconnaissance de la qualité du travail fourni par nos équipages que nous formons à ce métier spécifique depuis près de 20 ans maintenant », rappelle-t-on chez Louis Dreyfus Armateurs. Il s'agit sans doute également d'un signe favorable pour le partenariat entre CGGVeritas et LDA, à l'heure où le groupe parapétrolier a annoncé vouloir rationaliser la gestion de sa flotte et ne vouloir garder que deux ou trois partenaires maritimes.

Louis Dreyfus Armateurs