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Londres et Paris mettent sur les rails un nouveau missile antinavire léger

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Londres et Paris mettent sur les rails un nouveau missile antinavire léger

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Le 2 novembre, la France et la Grande-Bretagne ont décidé de lancer, en 2011, le développement d'un nouveau missile antinavire léger. L'engin est destiné à équiper les hélicoptères de la Marine nationale et de la Royal Navy. Baptisé ANL en France et Future Anti-SurfaceGuidedWeapon (FASGW) en Grande-Bretagne, le projet fait l'objet d'une étude d'évaluation de plus de deux ans lancée par les deux pays en septembre 2009. D'un poids d'une centaine de kilos, l'ANL/FASGW aura une portée de 20 kilomètres. Emportant une charge militaire de 30 kilos, il sera doté d'un autodirecteur infrarouge et d'une liaison de données bidirectionnelle permettant de maintenir un lien avec l'opérateur de l'hélicoptère. Le futur missile devra être compatible (manutention, transport) avec les antinavires aéroportés actuels, soit les AS-15 TT vendus par la France aux Emirats et à l'Arabie Saoudite, ainsi que les Sea Skua mis en oeuvre par les hélicoptères de la Royal Navy. Dans la flotte britannique, le FASGW équipera les futurs Lynx Wildcat alors que dans la Marine nationale l'utilisera à partir de ses Panther Mk2 (en cours de modernisation) et ses NH90.

La dernière maquette de   l'ANL/FASGW (© : MBDA)
La dernière maquette de l'ANL/FASGW (© : MBDA)

Conçu pour être utilisé contre des navires dont le tonnage est inférieur à 500 tonnes, y compris des vedettes rapides, le futur missile doit répondre à l'évolution de la menace asymétrique (des pirates ou terroristes pourraient par exemple, un jour, mettre en oeuvre des missiles sol-air contre les hélicoptères embarqués), ainsi qu'au souhait des marins français de redonner à leurs hélicoptères une capacité antinavire contre des unités de combat de faible tonnage, très présentes dans les zones littorales. Depuis 1995 et le retrait de l'AS 12 embarqué sur Lynx, la France ne dispose plus de cette capacité. Quant à la Grande Bretagne, son Sea Skua, vieillissant, doit être remplacé. D'où l'idée de produire un engin léger peu coûteux, l'emploi contre de petits navires de gros missiles comme l'Exocet étant disproportionné.
L'objectif est de voir cette nouvelle arme arriver dans les forces navales françaises et britanniques en 2015/2016.

MBDA