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L’ONERA met de l’intelligence artificielle sur les drones maritimes

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L’ONERA met de l’intelligence artificielle sur les drones maritimes

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Etudes hydrographiques et océanographiques, inspection d’infrastructures offshore, détection de pollution, recherches suite à des crashs, surveillance, guerre des mines… Les drones maritimes peuvent avoir de nombreuses applications civiles et militaires, notamment s’ils sont employés de manière groupée et coordonnée sur plusieurs dimensions. Des  concepts de meutes de drones sont en cours de développement mais, pour l’heure, il s’agit essentiellement de formations prédéfinies articulées autour d’un engin « maître » sur lesquels les autres véhicules sont asservis. L’étape technologique suivante consistera à pouvoir déployer dans différents milieux (sous, sur et au-dessus de la mer) une flottille dont chaque membre, grâce aux progrès réalisés en matière d’intelligence artificielle, disposera d’un très haut degré d’autonomie décisionnelle, pourra interagir avec les autres et faire face, de manière indépendante ou coordonnée, à tout type de situation et aléas afin de mener à bien sa propre mission comme celle du groupe.

De la dissuasion nucléaire à la robotique navale

C’est dans ce domaine que travaille actuellement l’Office National d’Etudes et de Recherches Aérospatiales (ONERA). Créé en 1946 en même temps que le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) afin de développer un porteur pour la dissuasion française, cet organisme public de recherche est surtout connu pour son activité dans les domaines de l’aéronautique et du spatial. Mais on le sait moins, il travaille aussi dans le maritime. Alors qu’on lui doit par exemple l’ingénieux système de compensation de gîte (SATRAP) du porte-avions Charles de Gaulle ou encore les lois de guidage des sous-marins nucléaires, l’ONERA planche aussi sur la robotique navale, et cela depuis 1998. Comme pour d’autres sujets, l’office travaille sur des