Marine Marchande
L'Onyx évite les chantiers de réparation et arrive à Port Saïd

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L'Onyx évite les chantiers de réparation et arrive à Port Saïd

Marine Marchande

Immobilisé cet hiver durant plusieurs mois à Brest, le ferry Onyx n'a finalement pas, contrairement à ce que son propriétaire avait indiqué, gagné un chantier de réparation grec ou chypriote. Après une escale prolongée à Lisbonne, le navire a navigué à petite vitesse en Méditerranée pour finalement se diriger directement vers le canal de Suez. Mardi matin, l'Onyx est arrivé devant Port Saïd. Officiellement, il doit toujours être ré-exploité comme transport de fret en mer Rouge. Mais il devient de plus en plus évident, comme l'avaient souligné un certain nombre d'experts dès son remorquage à Brest en novembre dernier, que le vieux bateau, construit en 1966, va terminer à la casse. Racheté par un négiciant indien en ferraille, son départ de Finlande a suscité beaucoup d'interrogations. « Le passage au pavillon Saint-Kitts-et-Nevis dans une procédure simplifiée, accélérée et pour une durée provisoire, de même que le choix d'une société de classification secondaire, révélaient dès le départ la destination de l'Onyx. Pour le Lloyd's Register of Shipping et pour la banque de données Equasis, le navire est d'ailleurs considéré comme vendu pour recyclage », affirme Robin des Bois. L'association continue de dénoncer le départ d'Europe de vieux navires, officiellement destinés à poursuivre une exploitation, mais finalement envoyés discrètement vers les chantiers de démolition asiatiques. « En dépit de ses déclarations d'intention vertueuses, l'Union Européenne continue de fermer les yeux sur les pratiques de ses armateurs et c'est bien un déchet européen parti de Finlande et ayant transité par la Bretagne qui se dirige vraisemblablement vers Alang ».