Marine Marchande
L'Onyx toujours immobilisé à Brest

Actualité

L'Onyx toujours immobilisé à Brest

Marine Marchande

Remorqué le 24 novembre à Brest suite à une avarie de propulsion, le ferry Onyx (ex-Casino Express) est toujours immobilisé. Le Centre de Sécurité des Navires a réclamé à son propriétaire des travaux supplémentaires avant de le laisser reprendre la mer. Ces réparations concernent essentiellement le réducteur et le moteur de barre. Aucune date n'est, pour l'instant, fixée par son départ et on notera que l'option d'un remorquage, évoquée un moment, a été écartée. « L'armateur joue son rôle, paye et fait tout pour que son bateau reparte », indiquait-on hier à la préfecture maritime de l'Atlantique. Selon les dernières informations fournies, le navire pourrait gagner la Grèce ou la Turquie afin d'être réparé et transformé afin d'être exploité sur le trafic roulier en mer Rouge. Mais certains spécialistes doutent que le bateau débute une seconde vie commerciale, estimant plutôt qu'il terminera dans un chantier de démolition de l'océan Indien. L'identité de son propriétaire, le négociant en ferraille indien Prayati Shipping, entretien en tous cas les soupçons.
Construit en 1966 en Finlande sous le nom de Fennia, puis ayant porté le nom de Casino Express puis C. Casino, le navire mesure 129 mètres de long. D'abord immobilisé par les autorités finlandaises car considéré comme un déchet, le bateau avait pu quitter en novembre le port de Vaasa suite aux assurances fournies par son propriétaire en vue d'une ré-exploitation. Le vieux ferry avait quitté la Finlande sous le nom d'Onyx, après avoir été préalablement ré-immatriculé à Saint-Kitts et Nevis (Caraïbes), considéré par les experts comme un « registre fantôme ». En panne de moteurs dans le dispositif de séparation du trafic d'Ouessant, le bateau avait été remorqué à Brest par l'Abeille Bourbon. Sur les 26 membres d'équipage présents à bord, 14 sont depuis rentrés chez eux, dont le commandant. Ce dernier refusait en effet de reprendre la mer avec seulement deux moteurs en état de marche. Face à ces défections, 6 nouveaux marins ont rejoint Brest.