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Lorient : Le Béon en redressement judiciaire

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Confrontée à des difficultés financières conjoncturelles, Le Béon Manufacturing, entreprise spécialisée dans les pièces forgées pour l'industrie, la marine et l'offshore, est en redressement judiciaire pour une période de six mois. Elle emploie 116 salariés à Lorient et Plouay. 

Le 3 mars, le tribunal de commerce de Lorient a placé l'entreprise Le Béon Manufacturing en redressement judiciaire avec une période d'observation de six mois. La société, spécialisée dans les pièces forgées pour l'industrie, la marine et l'offshore, rencontre des difficultés financières. Créée en 1923 à Port-Louis, l'entreprise, qui s'appelait à l'époque Forges Le Béon, s'est installée après la Seconde Guerre mondiale à Keroman. En 2015, Le Béon Manufacturing a investi un terrain de 9,4 ha sur la zone du Restavy, à Plouay, où elle fabrique des systèmes d'ancrage et de levage ainsi que des manilles. L'entreprise a conservé une activité à Lorient, notamment ses services administratifs. Le Béon vend ses pièces aux quatre coins du globe. « Le pétrolier offshore représente 70 % de notre activité », explique Christophe Le Béon, petit-fils du fondateur de l'entreprise et actuel dirigeant. « Or, en 2016, il y a eu une diminution historique des cours du baril. Les projets en la matière ont été repoussés ou annulés... ». Ce qui a eu des conséquences directes sur le chiffre d'affaires de l'entreprise (21 M€ en 2015). « Il a chuté de 50 % », confirme Christophe Le Béon.

L'activité continue

L'entreprise s'est diversifiée au fil du temps. « Nous avons des marchés alternatifs, notamment dans le domaine des énergies marines renouvelables », indique le dirigeant de Le Béon Manufacturing. « Cependant, aujourd'hui, on est encore au stade des prototypes. Cela ne suffit pas à compenser la perte d'activité sur l'offshore pétrolier ». Le Béon Manufacturing emploie 116 salariés. Dans le cadre de la procédure de redressement, l'activité continue. Un administrateur judiciaire a été nommé pour accompagner le redressement de l'entreprise. Christophe Le Béon y croit. « Il y a 30 ans, l'entreprise a connu un dépôt de bilan... On s'en est sorti. J'ai bon espoir de nous redresser ».
 

Un article de la rédaction du Télégramme