Construction Navale
Lorient : Navtis en redressement judiciaire

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Lorient : Navtis en redressement judiciaire

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Toute la journée d'hier, les salariés du chantier naval Navtis ont fait grève grève devant leur entreprise, sur l'aire de réparation navale de Keroman, à Lorient. Ce mouvement fait suite à la mise en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de l'ancien chantier Timolor, racheté par le groupe brestois Navtis en août 2015. 

Une cession sous tension avec Timolor 

"Nous rencontrons des difficultés financières dans le cadre de la cession", a commenté sur place Bruno Pivain, le directeur général, à la sortie d'une réunion avec les salariés. "Nous avons été dans l'obligation de supporter un écart important dans le cadre de la reprise concernant des encours financiers. Des pertes significatives se sont ajoutées en raison de reprise de malfaçons sur des contrats antérieurs à la cession". 

A cela s'ajoute, selon le directeur général, "la poursuite de contrats signés avant la cession et qui ne correspondent pas à la réalité économique du marché". Conséquence, la cession définitive n'a été effective que depuis le 13 octobre. "Nous étions dans l'impossibilité d'engager des actions dans ce laps de temps", précise Bruno Pivain qui indique par ailleurs que le Groupe connaît, par ailleurs, un développement important sur le territoire national. Autrement dit, seul le site lorientais est en proie à des difficultés. Le montant des pertes n'a pas été communiqué. 

Reprise du travail ce vendredi mais sous tension 

Pour les grévistes, cette situation ne repose pas uniquement sur les conditions de la cession. "Les mêmes erreurs stratégiques ont été commises depuis le rachat. Les chiffrages ne sont pas bons. On redoute des pertes abyssales", s'inquiète un délégué du personnel qui "déplore également les conditions de travail et un outil de travail obsolète. Il y a déjà eu plusieurs départs ce qui met en péril le savoir-faire du site". 

Jeudi matin, au terme de la rencontre avec la direction, les salariés ont indiqué une reprise du travail dès ce vendredi. "Mais à la condition, prévient un gréviste, que le dialogue soit renoué. On veut des garanties pour l'avenir". 

Un article de la rédaction du Télégramme

Port de Lorient