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Louis Dreyfus Armateurs propose un navire de service pour les EMR

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Louis Dreyfus Armateurs propose un navire de service pour les EMR

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Marine Marchande

Un bateau de 75 mètres de long, doté d’une passerelle compensée type walk to work et capable d’accueillir une quarantaine de techniciens, un atelier fourni et un gros stock de pièces : c’est le concept qu’a choisi de proposer Louis Dreyfus Armateurs au marché des énergies marines renouvelables.

 

(SALT SHIP DESIGN)

(SALT SHIP DESIGN)

 

Une nouvelle donne dans le marché de la servitude des champs éoliens offshore actuellement dominée par de petites unités, type vedettes de transport de personnel conçues sur le modèle des FSIV du marché offshore. « Cela fait plusieurs années que nous observons activement le secteur de l’exploitation et de la maintenance des parcs éoliens », explique Thierry Soudet, responsable des énergies marines renouvelables chez LDA. « Nous avons constaté que les vedettes d’une vingtaine de mètres, actuellement utilisées,  avaient des limites d’employabilité : les conditions météo, puisqu’elles ont des difficultés à effectuer les opérations au-delà de 1.5 mètre de houle, les capacités d’emport ainsi que les conditions de confort des passagers sur longue distance ».

 

Un bateau autonome pour les champs éloignés de la côte

 

Partant de ces constatations, l’équipe de LDA a imaginé une nouvelle façon de voir les choses. Un grand bateau capable de travailler toute l’année. « Actuellement, compte-tenu de ces limites, tous les travaux d’entretien des champs sont concentrés sur la belle saison, ce qui provoque un pic d’activité tant pour les bateaux que pour les techniciens. Avec un navire plus gros et plus marin, il est possible d’élargir la plage d’opérabilité et de faciliter la planification des opérations ».

LDA s’est associé avec le cabinet d’architecture naval norvégien Salt Ship Design pour imaginer cette nouvelle unité, équipée d’un système de positionnement dynamique DP2 et d’une propulsion diesel-électrique servie par des propulseurs de type Voith Schneider à l’arrière. « Nous travaillons également avec la société française Acebi pour développer notre propre passerelle compensée ».

 

(SALT SHIP DESIGN)

(SALT SHIP DESIGN)

 

L’idée est désormais de répondre aux appels d’offres et de convaincre les turbiniers et industriels de la pertinence de cette nouvelle approche. « Nous visons les champs éloignés de la côte, comme ceux du round 3 britannique ou les allemands. Pour ce genre de champs, avoir un bateau dédié en permanence à un ou deux champs, qui soit autonome jusqu’à une quinzaine de jours, peut être une bonne solution ». Ce qui n’est pas le cas pour les futurs champs français « qui nous ont déjà dit qu’étant trop près de la côte, ce ne serait pas une solution privilégiée ».

Le navire sera construit si un contrat est décroché. « La conception et la construction dureront environ deux ans. Nous avons déjà prospecté plusieurs chantiers européens et français ». 

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