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Louisiane : Les secours canadiens dans la tempête

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Louisiane : Les secours canadiens dans la tempête

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Pour venir en aide aux sinistrés de l’ouragan Katrina, Ottawa a décidé de déployer d’importants moyens. Seulement voilà, les navires en route pour la Nouvelle-Orléans ont été obligés de modifier leur cap ce week-end pour éviter, autant que possible, le cyclone Ophelia, qui se rapproche des côtes américaines. Selon le reporter du journal La Presse, embarqué avec la force navale canadienne (*), les conditions de mer étaient assez difficiles mais les navires sont finalement parvenus à contourner la zone agitée. Reste que ce détour retarde d’autant leur arrivée aux Etats-Unis. Le destroyer Athabaskan, les frégates Toronto et Ville de Québec ainsi que le garde côte Sir William Alexander ont appareillé de leur base d’Halifax mardi dernier. A bord, un millier de marins, trois hélicoptères lourds Sea King et des dizaines de tonnes de matériel, de vivres, de tentes, de couvertures et de médicaments. Cette opération d’aide et de reconstruction pourrait durer des mois et, en attendant que le port de la Nouvelle-Orléans soit partiellement remis en état, ces navires devraient être basés à Pensacola, en Floride. L’aéroport de cette ville côtière, où une centaines d’hommes de l’armée de l’air canadienne se sont installés, sera utilisé pour accueillir des avions de transport. Un appareil en provenance d’Halifax a d’ailleurs atterri hier avec sa cargaison de matériel. La Canada a également décidé d’envoyer une équipe médicale supplémentaire d’une vingtaine de personnes.
En ce qui concerne la flotte canadienne, l’arrivée des navires est prévue tout prochainement, suite au retard causé, nous l’avons vu, par Ophelia. Le cyclone, qui a épargné la Floride, fait désormais route vers la Caroline du sud et la Caroline du nord. L’Etat d’urgence a été décrété dans ces deux états alors qu’Ophelia se trouvait hier après-midi à 400 km à l'est-sud-est de Charleston (Caroline du sud).

La marine française envoie également un bâtiment

Après avoir décliné l'offre française d'envoyer des navires basés aux Antilles, les Etats-Unis ont finalement sollicité Paris pour dépêcher un bâtiment spécialisé. Le remorqueur ravitailleur Rari (52 mètres - 1000 tonnes) a quitté Brest hier à destination de la Lousiane. Grâce à ses moyens de levage et de traction (portique, grue de 19 tonnes et traction au point fixe de 47 tonnes), il sera chargé d'apporter un appui aux plongeurs français qui vont opérer dans le port de la Nouvelle-Orléans, dévasté par Katrina.
Ces hommes grenouilles ont rejoint la zone sinistrée après avoir embarqué ce dimanche à bord d’un Hercule C-135 de la base d'Istres. Composée de 17 hommes, dont un infirmier, cette unité a emporté 7 tonnes de matériel. Ces moyens nautiques et équipements du génie sous-marin lui permettront d'opérer de manière autonome. Selon la Marine nationale, les plongeurs effectueront des "expertises, des travaux de consolidation de berges, la réhabilitation de voies maritimes et le dégagement des zones portuaires afin de libérer l'accès des quais". Un travail qui débutera avant l'arrivée du Rari qui ne sera pas sur place avant une douzaine de jours, le temps de traverser l'Atlantique.

(*) Hugo Meunier, reporter au journal canadien La Presse, est actuellement embarqué sur la frégate Ville de Québec. Chaque jour, le site du quotidien diffuse son journal de bord.

Marine et Garde-côtière canadiennes