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L’UM 06 répond à la tribune contre les paquebots géants cosignée par Marlène Schiappa

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Un groupe de professionnels du secteur maritime et touristique des Alpes-Maritimes, l’Union Maritime 06, répond à la tribune cosignée notamment par Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les Femmes et les Hommes. Parue le 11 août dernier dans le Journal du Dimanche, cette tribune s’attaque à la croisière et, en particulier, les « paquebots géants ». L’UM 06 s’interroge sur les motivations de ce qu’elle considère comme une « caricature », et dénonce « une vision élitiste et méprisante de ce tourisme populaire » qui selon lui « présente de nombreux avantages sociétaux et environnementaux ».

Voici la réponse de l’UM 06, en date du 1er octobre, à la tribune parue dans le JDD :

 

« Il est particulièrement déroutant de voir des responsables politiques de notre pays, la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les Femmes et les Hommes Marlène Schiappa à l’appui, vilipender une activité économique tout en étant aussi peu au fait de ce qui s’y passe. On s’étonne de les voir signer une diatribe aussi démagogique et élitiste contre la croisière et le tourisme maritime, y compris un maire de ville portuaire ou le président de l’agence nationale de développement du tourisme, croisière comprise, pourtant familier du Seatrade de Miami.

Tribune caricaturale dans laquelle on ressent à quel point les signataires entendent passer pour des gardiens du temple et de la vertu offensée, là où pourtant l’essentiel des instruments de la régulation sont déjà en place (sans compter une LOM à venir). Au lieu de demander « que font les compagnies de croisière ? », elle ferait mieux de demander pourquoi nos autorités nationales et régionales ne mettent pas en œuvre les outils qu’ils ont votés.

Une tribune pour se faire voir et entendre, agiter des visions éculées, mais sans apporter la moindre contribution à résoudre les problèmes évoqués.

Une tribune électorale en quelque sorte...qui serait risible si elle ne visait pas, in fine, à diaboliser une activité touristique qui a bien plus d’atouts sociétaux et environnementaux que ces critiques ne le laissent entendre.

Examinons successivement les arguments visant l’esthétique des navires, appelée « pollution visuelle », le respect des règlements maritimes et portuaires nommé « pollution atmosphérique », la présence des passagers dans les sites touristiques « en sus des touristes pédestres », les retombées économiques des touristes dont « la consommation sur place reste limitée » et enfin la responsabilité des compagnies de croisière « opérant ces géants des mers et (devant) prendre les mesures nécessaires pour protéger les habitants et leur environnement ».

a. l’esthétique des navires

Le regard négatif que portent les signataires sur l’esthétique de ces grands (et plus petits) navires qui s’ancrent devant nos côtes, lorsque le port est trop petit, ou qui y accostent, n’est manifestement pas partagé par tous, et de toutes façons s il …