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L’Unim veut lever les freins à l’attractivité portuaire

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L’Unim veut lever les freins à l’attractivité portuaire

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Lors de son assemblée générale, qui s'est déroulée à Toulon, l’Union nationale des industries de la manutention a présenté ses dossiers d’actualité. Trois grands ensembles sur l’attractivité au sens large, le nouveau modèle social et la gouvernance ont occupé le monde de la manutention l'an dernier. Un article d'Hervé Deiss, de Ports et Corridors.

Si le social a beaucoup occupé les partenaires sociaux au cours des années, en 2018, l’Unim a surtout travaillé sur les questions d’attractivité des ports français. « Le gouvernement d’Edouard Philippe a souhaité changer certaines règles de négociation. Les syndicats négocient directement avec les autorités sur certains sujets. Ainsi, sur l’axe Seine, les syndicats négocient directement avec la préfiguratrice », nous a expliqué Ronan Sévette, délégué général de l’Unim. L’année passée s’est déroulée autour de trois grands axes de travail pour l’organisation patronale de la manutention en France. Le premier est un ensemble qui regroupe « tous les freins à l’attractivité portuaire en France », souligne Ronan Sévette. Un sujet national qui touche de plein fouet les opérateurs de manutention. Il se décline sous plusieurs formes. Il s’agit, d’une part, des questions relatives à la domanialité portuaire.

Les questions relatives à la domanialité portuaire

Un thème qui n’a de cesse de préoccuper les manutentionnaires depuis plusieurs années. Après les réformes intervenues en 1992, en 2008 et à la suite de la loi Leroy sur l’économie bleue, les règles sur la domanialité portuaire ne sont pas clairement définies. L’arrêt intervenu au conseil d’État le 14 février 2017 à propos du terminal du Verdon a jeté un pavé dans la mare de la domanialité quand il a décidé de requalifier une convention de terminal en concession. En prenant une telle option, la haute juridiction a porté un coup à la domanialité. Le régime de concession portuaire diffère de celui de la convention en ce qu’il donne un pouvoir de tutelle de l’autorité portuaire sur le concédant. Et c’est sur l’interprétation de cette décision que les manutentionnaires et la DGITM (Direction générale des