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Maersk fait vérifier les séparateurs d'hydrocarbures de ses navires

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Maersk fait vérifier les séparateurs d'hydrocarbures de ses navires

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Le groupe danois, leader mondial du transport maritime, a fait passer la consigne aux commandants de ses navires de vérifier l’état des systèmes embarqués de séparation des eaux mazouteuses. Une mesure qui intervient suite au déroutement mardi du Maersk Barcelona, soupçonné de dégazage sauvage au large du Finistère. La compagnie, simple affréteur du navire, a immédiatement rappelé qu’ « elle n’était pas responsable de la gestion et de l’entretien de ce porte-conteneurs » même s’il portait ses couleurs, en raison d’une location de longue durée effectuée auprès du propriétaire, l’allemand MUNIA Mobiliengesellschaft. Il n’en reste pas moins que le géant danois souhaite contrer au plus vite l’association de son nom à d’éventuels faits de pollution. Il faut dire que Maersk Sealand a énormément investi dans le domaine de la sécurité environnementale. « Leurs bateaux sont réputés pour leur fiabilité et leur entretien », explique-t-on au Centre de Sécurité des Navires (CSN) de Brest. Pour s’assurer du bon état de la flotte bleue navigant sous son pavillon, la direction du groupe a donc demandé que les bâtiments soient examinés. Ainsi, hier matin, à Brest, le système de séparation des hydrocarbures du Maersk Fenburg a été totalement démonté et vérifié, nous a rapporté le CSN. La compagnie danoise possède 300 navires et un million de conteneurs.

Travaux à fond de cale sur le Maersk Barcelona

Avant-hier, la ministre française de l’écologie avait prévenu : « Il n’est pas question que ce bateau parte temps que nous n’aurons pas les garanties qu’il ne présente aucun risque pour l’environnement ». Au cours de leur visite à bord, les inspecteurs du Centre de Sécurité des Navires ont relevé « un défaut manifeste d’entretien de toute l’installation de traitement des eaux usées ». Deux entreprises brestoises spécialisées dans ce domaine ont donc travaillé toute la nuit de mercredi à jeudi pour remettre en état ce système (*) qui permet de retraiter les déchets de la combustion du fuel et les fuites d’huile des machines (1 mètre cube par jour). Une fois les travaux achevés, le navire a été décclaré apte hier matin à reprendre la mer. La caution d’immobilisation de 500.000 euros ayant été payée, le Maersk Barcelona a appareillé dans la soirée. L’armateur allemand et le capitaine ukrainien du porte-conteneurs, qui parle de pollution « involontaire suite à un incident dans les machines », devront s’expliquer devant la justice française.
Mardi, vers 17 heures, un avion des douanes avait repéré la plus importante traînée d’hydrocarbure jamais enregistrée au large du Finistère. Longue de 61 Km, elle trouvait son origine, selon les autorités françaises, dans le sillage du navire.

(*) Voir notre article d'hier sur le séprateur d'hydrocarbures et les travaux réalisés.

A.P. Møller - Mærsk Accidents, pollutions