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Marée noire aux Etats-Unis : L'équivalent d'un Erika toutes les 48 heures

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Marée noire aux Etats-Unis : L'équivalent d'un Erika toutes les 48 heures

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Mercredi, le patron de BP va devoir s'expliquer, devant Barack Obama, sur l'ampleur exacte de la marée noire liée à la perte de la plateforme Deepwater Horizon, le 20 avril dernier. Car les autorités américaines ont découvert que ce n'étaient pas l'équivalent de 12.000 à 19.000 barils d'hydrocarbures qui s'étaient échappés quotidiennement de la tête de puits endommagée, mais le double, soit de 20.000 à 40.000 barils selon les estimations des experts mandatés par l'administration américaine. En clair, plus de 5000 tonnes de brut se sont échappés dans le golfe du Mexique pendant plus d'un mois, soit l'équivalent d'un naufrage comme celui de l'Erika toutes les 48 heures ! Ces révélations ont provoqué la colère dans les Etats touchés par la marée noire, le gouverneur de l'Alabama accusant même BP d'avoir sciemment minimisé l'ampleur du désastre. Alors que le brut se déverse sur le littoral américain malgré les impressionnants moyens de lutte antipollution mis en oeuvre, la fuite est limitée depuis le 3 juin. Après plusieurs tentatives infructueuses, BP est en effet parvenu à placer au dessus de la tête de puits un entonnoir géant siphonnant le pétrole et l'expédiant sur un navire en surface. Le groupe pétrolier affirme que 15.000 barils de pétrole sont récupérés chaque jour, la capacité quotidienne du dispositif devant être portée à 28.000 barils.
Pour BP, le coût des opérations dépassera le milliard de dollars en nettoyage et, avec les indeminisations, la facture pourrait atteindre, voire dépasser, les 10 milliards. Pour financer la lutte contre la pollution, le groupe devrait annoncer cette semaine la suspension du versement de dividendes à ses actionnaires pour le second trimestre.
De son côté, Barack Obama doit se rendre aujourd'hui et demain, pour la quatrième fois, dans les régions sinistrées. Le président américain doit également prononcer un discours à la nation pour tenter de répondre au mécontentement de l'opinion publique sur sa gestion de la crise.

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