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Marine nationale : 35 coques en attente de démantèlement

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Marine nationale : 35 coques en attente de démantèlement

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L'ex-porte-avions Clemenceau parti pour l'Angleterre, la Marine nationale doit désormais gérer quelques 35 coques désarmées, sans compter celles qui le seront dans les années à venir. Nous vous proposons ce matin un état des lieux de cette flotte fantôme, dont on espère au ministère de la Défense qu'elle pourra être traitée plus facilement que le « dossier Q 790 ».

 Trois anciens SNLE à Cherbourg (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Trois anciens SNLE à Cherbourg (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

A Cherbourg, se trouvent les cinq frères du sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE) Le Redoutable, transformé en musée à la Cité de la Mer. Après le démantèlement de leurs coeurs nucléaires, les Tonnant, Foudroyant, Terrible, Indomptable et Inflexible devront être déconstruits.

 Les Rari et D'Entrecasteaux à Brest (© : DROITS RESERVES)
Les Rari et D'Entrecasteaux à Brest (© : DROITS RESERVES)

A Brest, sont en attente les sous-marins diesels La Praya et Béveziers, l'Ouessant devant être transféré à la marine malaisienne pour servir de bâtiment d'instruction. Outre ces sous-marins, on trouve également dans la base navale le patrouilleur D'Entrecasteaux, l'Epée, ainsi que le remorqueur Rari.

Le cimetière marin de Landévennec (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Le cimetière marin de Landévennec (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

A Landévennec, dans la presqu'île de Crozon, ont été rassemblés le croiseur Colbert, les escorteurs d'escadre La Galissonnière et Duperré, l'aviso escorteur Enseigne de Vaisseau Henry et l'aviso Détroyat.
Non loin de là, devant l'Ecole Navale de Lanvéoc-Poumic, servent de brise-lames les coques des frégates Duguay-Trouin et Aconit, celle du bâtiment de soutien mobile Rhin, et celle de l'aviso Jean Moulin.

 Le Bouvet à Lorient (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Le Bouvet à Lorient (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
A Lorient, là aussi comme brise-lames, se tienent l'ancien escorteur d'escadre Bouvet et le bâtiment de soutien mobile Rhône.
En Méditerranée, la base navale de Toulon compte les ex-frégates lance-missiles Suffren et Duquesne, les transports de chalands de débarquement Orage et Ouragan, le bâtiment de débarquement de chars Dives, la gabarre La Persévérante, le bâtiment de soutien de région Isar et le Poséidon, ancien bâtiment de soutien des nageurs de combat du commando Hubert. En piteux état, le sous-marin diesel Agosta est lui aussi en attente dans la base toulonnaise.

 La frégate Suffren  (© : JEAN-LOUIS VENNE)
La frégate Suffren (© : JEAN-LOUIS VENNE)

 La Rance  (© : JEAN-LOUIS VENNE)
La Rance (© : JEAN-LOUIS VENNE)

 La Dives  (© : JEAN-LOUIS VENNE)
La Dives (© : JEAN-LOUIS VENNE)

 L'Orage  (© : JEAN-LOUIS VENNE)
L'Orage (© : JEAN-LOUIS VENNE)

A Saint-Mandrier, les coques du BDC Argens, du bâtiment de soutien santé Rance et de l'aviso escorteur Commandant Rivière servent de brise-lames devant l'école de plongée.
Enfin, le doyen de cette flotte, l'ex-pétrolier ravitailleur d'escadre Saône (mis sur cale en 1939), est positionné à l'île du Levant. Son retour à Toulon pour le préparer au démantèlement ne s'annonce d'ailleurs pas simple.

 Le Jules Verne sera prochainement désarmé  (© : JEAN-LOUIS VENNE)
Le Jules Verne sera prochainement désarmé (© : JEAN-LOUIS VENNE)

D'autres coques désarmées viendront prochainement s'ajouter à cet inventaire. Dans les prochains mois, le bâtiment atelier Jules Verne, le bâtiment de soutien mobile Loire et le bâtiment de soutien Bougainville seront en effet retirés du service. L'année suivante, ce sera au tour du porte-hélicoptères Jeanne d'Arc. Puis, au cours de la prochaine décennie, le gros de l'actuelle flotte de surface sera mis en retraite. Ainsi, seront progressivement désarmés les 2 frégates du type F67, les 7 frégates du type F70 ASM, les 2 frégates du type F70AA, les 9 derniers avisos du type A69, ainsi que les 4 bâtiments de ravitaillement du type Durance et les 4 bâtiments de transport léger du type Champlain. S'y ajouteront les unités de plus faible tonnage, comme les patrouilleurs et remorqueurs. Enfin, à partir de 2017, la marine entreprendra le désarmement de ses six sous-marins nucléaires d'attaque du type Rubis, à raison d'un retrait tous les deux ans.

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