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Marine nationale : L’Ecole des personnels de pont d’envol fête ses 20 ans

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Marine nationale : L’Ecole des personnels de pont d’envol fête ses 20 ans

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Installée à Hyères et destinée à former l’ensemble des marins en charge de la mise en œuvre d’avions et d’hélicoptères sur les unités de la flotte française, l’Ecole des personnels de pont d’envol (EPPE) de la Marine nationale a célébré, le 29 avril, son 20ème anniversaire. Pour l’occasion, la cérémonie de remise des insignes aux directeurs de pont d’envol récemment promus et des diplômes de la nouvelle promotion 16A des matelots de pont d’envol avait une consonance particulière. Avec la présence de nombreuses personnalités, dont le contre-amiral Bruno Thouvenin, commandant de l’aéronautique navale, le vice-amiral d’escadre Denis Béraud, commandant de la Force d’action navale, le capitaine de vaisseau Laurent Prost, chef du bureau des écoles et de la formation de la Direction du personnel militaire de la marine, des élus locaux mais aussi différents commandants et délégations d’unités, bâtiments et flottilles. Sans oublier l’Association des Chiens Jaunes, véritable témoin de la mythique histoire des « PONEV ».

 

Remise des diplômes le 29 avril (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

Remise des diplômes le 29 avril (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Des origines bientôt séculaires

Les 20 ans de l’EPPE, créée sous sa forme actuelle en 1996, correspondent aussi au 70ème anniversaire de l’Ecole de l’aviation embarquée (EAE), née le 1er novembre 1946 à bord du porte-avions Arromanches. Elle-même était issue d’une aventure ayant vu le jour au début des années 20 avec l'achèvement du cuirassé Béarn en porte-avions, le premier dont a disposé la Marine nationale. Alors que l’aéronautique navale a fêté en 2010 ses 100 ans, avec initialement des appareils basés à terre puis des hydravions lancés par catapultes, l’histoire des « ponts plats » et des personnels qui y travaillent sera bientôt séculaire. Après la renaissance des porte-avions français à partir de 1945 avec le Dixmude, le Bois Belleau, le La Fayette et l’Arromanches, suivis par le Clemenceau, le Foch et aujourd’hui le Charles de Gaulle, les spécialités de pont d’envol se sont développées significativement à partir des années 60 avec l’emploi massif de l’hélicoptère embarqué, dont l’utilisation s’est généralisée sur les grands bâtiments.  

 

Le porte-avions Arromanches (© : MARINE NATIONALE)

Le porte-avions Arromanches (© : MARINE NATIONALE)

 

A Hyères depuis 1965

D’abord stationnée sur l’Arromanches, l’EAE s’est implantée à Hyères en 1965, avant de devenir en 1993 le Centre de formation de de l’aviation embarquée (CFAE). C’est au sein de ce dernier que l’EPPE a vu le jour en 1993. Trois ans plus tard, lorsque le CFAE déménage à Landivisiau, l’Ecole devient une formation autonome qui lui apporte son soutien, tout en demeurant sur la base d’aéronautique navale varoise.

Le 11 mars 2002 débute la première incorporation des personnels de l’engagement initial courte durée (EICD) et des manoeuvriers d’aéronautique (MANAE). Suivra ensuite, le 13 mai 2008, la première incorporation de Quartier Maître de la Flotte (QMF) Brevet Elémentaire (BE) spécialité matelot de pont d’envol (MOPONVOL). L’EPPE devient alors centre d’incorporation initiale pour les jeunes recrues se destinant au métier de manœuvrier de pont d’envol.

 

A l'EPPE (© : MARINE NATIONALE)

A l'EPPE (© : MARINE NATIONALE)

A l'EPPE (© : MARINE NATIONALE)

A l'EPPE (© : MARINE NATIONALE)

 

550 élèves et stagiaires formés chaque année

Chaque année, l’Ecole forme 550 élèves et stagiaires : les officiers et futurs officiers de quart aviation des bâtiments, les officier de lancement du porte-avions, les directeurs chefs et les directeurs de pont d’envol (les célèbres « chiens jaunes »), ainsi que les manutentionnaires d’aéronautique. Ces derniers viennent directement du monde civil. Les jeunes recrues reçoivent une formation militaire et maritime d’une durée de cinq semaines, puis une formation «métier » de quatre semaines afin de devenir MOPONVOL. « Les instructeurs de l’école leur inculquent les valeurs essentielles à cette profession unique et exigeante : discipline, rigueur, esprit d’équipe, abnégation et respect des procédures avec le souci permanent de la sécurité », explique la Marine nationale. Une fois formés, les personnels embarquent sur les bâtiments porte-aéronefs, comme le porte-avions Charles de Gaulle, les bâtiments de projection et de commandement, les frégates, les ravitailleurs et autres unités pourvues d’une plateforme et mettant en œuvre des hélicoptères.

 

Sur une frégate (© : MARINE NATIONALE - S. GHESQUIERE)

Sur une frégate (© : MARINE NATIONALE - S. GHESQUIERE)

 

Sur le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE - B. GAUDRY)

Sur le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE - B. GAUDRY)

 

On notera enfin que le personnel de l’EPPE apporte également son concours aux états-majors organiques pour les contrôles de sécurité aéronautique des bâtiments de la Force d’action navale, à quai comme à la mer. Il est également sollicité, au titre de son expertise, par le Centre d’Expérimentations Pratiques de l’Aéronautiques navales (CEPA) pour les études liées à la mise en oeuvre de l’aviation à la mer, par exemple dans le domaine des drones, appelés à connaître un bel essor dans le futur.

 

 

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