Défense
Marine nationale : Un rôle réaffirmé dans la Défense française

Reportage

Marine nationale : Un rôle réaffirmé dans la Défense française

Défense

Publié en juin dernier, le Livre Blanc sur la Défense et la sécurité nationale a mis en lumière l'importance du fait maritime. Avec plus de 70% de ses importations et exportations transitant par la mer, la France doit pouvoir protéger ses approvisionnements, qui naviguent dans des zones de plus en plus dangereuses. Le développement de la piraterie dans le nord de l'Océan indien, là où passent les porte-conteneurs et vraquiers en provenance d'Asie, mais aussi les tankers sortant du golfe Persique et ravitaillant les raffineries européennes, n'a fait que mettre en lumière la nécessité de disposer de moyens adaptés à la surveillance et au contrôle des espaces océaniques. Dans le même temps, la marine doit être en mesure de répondre à l'essor des trafics en mer, qu'il s'agisse d'armes ou de drogue, mais aussi à la pression de l'immigration clandestine. Toutes ces missions doivent être menées en parallèle du coeur de métier de la flotte : L'action purement militaire. Avec la fin de la guerre froide, le point d'équilibre géostratégique mondial s'est déplacé de l'Europe vers le Proche Orient et l'Asie. Il convient, désormais, de pouvoir intervenir loin du territoire national. Or, les conflits récents ont démontré qu'il devenait de plus en plus dur d'obtenir l'autorisation de pays riverains des théâtres d'opération pour y baser des unités, notamment aérienne. Les négociations peuvent prendre des mois, alors que certaines interventions doivent pouvoir être menées très rapidement. La pertinence du maintien d'un groupe aéronaval, en France, a donc été confirmée par le Livre Blanc. Profitant des eaux internationale, ce remarquable outil de puissance (à partir duquel l'arme nucléaire peut être déployée), peut évoluer en toute liberté et, somme toute, très rapidement. Ainsi, le Charles de Gaulle et ses navires d'escorte peuvent, depuis la métropole, être mis en oeuvre en moins de deux semaines en océan Indien.

Vue du PA2 dans la version étudiée avec les Britannique   (© : DCNS)
Vue du PA2 dans la version étudiée avec les Britannique (© : DCNS)

Vers un retour de la propulsion nucléaire pour le second porte-avions ?

Malgré la confirmation du rôle du porte-avions, le programme PA2, destiné à construire une nouvelle plateforme pour appuyer le Charles de Gaulle, n'a pas été lancé, comme espéré, cet été. En juin, Nicolas Sarkozy a, en effet, reporté à 2011 ou 2012 la décision de construire, ou non, ce bateau. Ce report semble, d'ailleurs, être l'occasion de remettre à plat le projet étudié depuis 2006 et qui portait sur une coopération franco-britannique. Initié par Jacques Chirac, cette coopération visait à réaliser trois porte-avions en commun avec la Grande-Bretagne, qui souhaitait réaliser deux navires pour remplacer ses actuels porte-aéronefs. Afin de faciliter l'émergence d'une solution commun

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