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Marins détenus en Iran : La Grande-Bretagne hausse le ton

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Marins détenus en Iran : La Grande-Bretagne hausse le ton

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L'Union Européenne, les Etats-Unis et l'OTAN ont demandé à Téhéran de relâcher les 8 marins et 7 Royal Marines britanniques faits prisonniers le 23 mars. Mardi, Tony Blair avait prévenu que les relations avec l'Iran « entreraient dans une nouvelle phase » si aucun accord diplomatique n'était trouvé. Le premier ministre est passé aux actes hier annonçant le gel des relations bilatérales entre les deux pays, tant que le dossier ne serait pas réglé. Le gouvernement britannique martèle que les militaires ont été interceptés dans les eaux irakiennes. Des cartes des opérations, créditant cette thèse, ont d'ailleurs été présentées hier. Pour l'Iran, au contraire, les Britanniques ont pénétré dans leurs eaux territoriales, ce qui représente une agression. Face à la détermination anglaise et sans doute au risque d'escalade rapide, Téhéran a néanmoins fait un geste, annonçant hier soir que la seule femme, parmis les marins retenus, serait prochainement libérée.
Vendredi dernier, la jeune femme patrouillait avec ses camarades au confluent du Tigre et de l'Euphrate, marquant la frontière entre les deux pays. Déployés dans ce secteur du Golfe Persique pour assurer la surveillance maritime des terminaux pétrolier irakiens, les soldats anglais avaient quitté la frégate HMS Cornwall à bord de deux embarcations pneumatiques, afin de contrôler un navire marchand.
Dans la région, la situation reste très tendue, l'Iran ayant refusé dimanche de stopper son programme d'enrichissement d'uranium. Téhéran a condamné vivement les nouvelles sanctions prises la veille par l'ONU sur le programme nucléaire iranien. Mardi, un second porte-avions américain a pénétré, avec son escorte, dans le golfe Persique.

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