Marine Marchande
Maroc : Dernière ligne droite avant la réforme maritime

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Maroc : Dernière ligne droite avant la réforme maritime

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C’est aujourd’hui que le ministère marocain des Transports et la direction de la marine marchande doivent rencontrer les compagnies et opérateurs du royaume. Au menu de cette réunion, la réforme en profondeur du secteur sur la gestion des ports, le fret, les lignes régulières, le transport de passagers ou encore la flotte marchande. Cette réforme sera menée sur la base d’une étude réalisée par le cabinet Drawry. Si la synthèse de ce rapport se limite à une centaine de pages, l’ensemble des documents liés à l’étude globale pèse la bagatelle de 3 tonnes, selon le quotidien Aujourd’hui le Maroc (*).
L’Etat pourrait notamment décider de supprimer l’autorisation de lignes régulières avec, comme seule contrainte pour l’armateur, le dépôt auprès des autorités d’un cahier des charges. Le pôle fret pourrait prendre la même direction l’année prochaine et le secteur du transport de passagers en 2007. Ces mesures, si elles permettent de libérer le marché, pourraient également aboutir à la concentration et au rachat de nombreuses entreprises marocaines.

Concentration du secteur

Déjà, rappelle Aujourd’hui le Maroc, Manuter a vendu ses lignes et ses navires à la CMA CGM. Le groupe français, allié à Eurogate/Contship, MSC et Comanav, vient de remporter la concession du deuxième terminal à conteneurs de Tanger Méditerranée. Le consortium vainqueur composé par Eurogate (40%), CMA-CGM (20%), MSC (20%) et Comanav (20%) poursuit actuellement les négociations d’usage avec l’agence Tanger-Med. Ce terminal sera en service début 2008.
L’étude Drawry, qui servira donc de base à la réforme maritime au Maroc, conclue que seule la concurrence légale entre armateurs disposant du pavillon marocain est une alternative capable de redonner au secteur sa compétitivité. Un armateur, un consignataire et un transitaire pourront librement affréter un navire, ce qui n’est pas le cas actuellement. Quant à la Marine marchande, elle devra devenir un vrai service de régulation avec les moyens et les effectifs nécessaires.

(*) Voir le site du quotidien Aujourd'hui le Maroc

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