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Maroc - Europe: Difficiles négociations sur la pêche

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Maroc - Europe: Difficiles négociations sur la pêche

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Après six mois de discussions techniques, les représentants européens et marocains se retrouvent à Bruxelles pour négocier un nouveau partenariat sur la pêche. Le précédent accord avait expiré en 1999 et n'avait pas été renouvelé. La délégation marocaine est soumise à une forte pression des pêcheurs du royaume qui dénoncent une concurrence déloyale de leurs homologues européens. D'après eux, les navires plus perfectionnés épuisent les ressources halieutiques de leur pays. L'accord devrait donc essentiellement porter sur un partenariat visant à développer la filière marocaine (qui emploie 400.000 personnes) par le financement d'un plan de restructuration de la pêche artisanale.
Dans le précédent accord, signé en 1995, Rabat autorisait la présence de 600 chalutiers, en majorité espagnols, dans ses eaux territoriales. En échange, Bruxelles versait 125 millions d'euros d'aides par an.
Depuis 1999, les négociations étaient donc au point mort mais, entre-temps, le secteur de la pêche a bien changé de part et d'autre de Gibraltar. Les ressources ont considérablement diminué le long du rivage marocain et les pêcheurs espagnols qui y travaillaient, contraints d'aller poser leurs filets ailleurs ou de se reconvertir dans d'autres activités, comme l'aquaculture. Rabat souhaite que les céphalopodes et la crevette (deux grandes sources de revenus marocaines) ne soient pas inclus dans l'accord. Le Maroc désire également que la zone d’activité des chalutiers européens soit limitée à la côte atlantique et que le nombre des navires autorisés à débarquer leurs prises dans les ports marocains ne dépasse pas 110 unités.

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