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Marseille: Sur le caissonnier Marco Polo
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Marseille: Sur le caissonnier Marco Polo

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Dans les bassins phocéens, la construction des structures en béton destinées au projet monégasque de l’Anse du Portier entre dans sa phase finale. Dix-huit caissons ont été produits depuis 2017, le dernier venant d’être mis à l’eau.

Ces caissons en béton armé, ainsi que des remblais, constitueront l’infrastructure maritime du nouveau quartier de Monaco, dont les surfaces sont gagnées sur la mer. Ce chantier titanesque est conduit par Bouygues Travaux Publics pour les emménagements maritimes. Un contrat de 800 millions d’euros.

 

Les cassions servent de nouveau front de mer et fermeront la partie constituée de remblais 

Les cassions servent de nouveau front de mer et fermeront la partie constituée de remblais (© SAM L'ANSE DU PORTIER)

Le futur quartier gagné sur la mer 

Le futur quartier gagné sur la mer (© SAM L'ANSE DU PORTIER)

Le futur quartier gagné sur la mer 

Le futur quartier gagné sur la mer (© SAM L'ANSE DU PORTIER)

 

Un chantier flottant réalisé pour l’occasion

Afin de mener à bien ce projet, le groupe a fait spécialement construire un équipement pour la production des caissons. Baptisé Marco Polo, nom hérité d’un acronyme mêlant Marseille, Monaco et la Pologne, ce dock flottant, qui a représenté un investissement de 21 millions d’euros pour Bouygues, a été conçu par le bureau d’études varois D2M de Six-Fours. Sa réalisation a quant à elle été confiée au chantier polonais Crist de Gdynia, depuis lequel il a été convoyé à Marseille par navire semi-submersible à l’été 2017.

Classé par le DNV GL, le Marco Polo mesure 58.4 mètres de long pour 51.3 mètres de large, avec une surface de travail de 56.4x34.7 mètres. Ce dock est un engin semi-submersible, qui s’enfonce dans l’eau au fur et à mesure de la construction des caissons. Ceux-ci sortent du Marco Polo lorsqu’ils sont suffisamment avancés pour flotter, puis sont conduits vers une zone d’achèvement sur la digue du Large. Une fois prêts, ils sont remorqués jusqu’à Monaco.

 

Le chantier marseillais de construction des caissons monégasques (© EMMANUEL BONICI)

Le chantier marseillais de construction des caissons monégasques (© EMMANUEL BONICI)

Le Marco Polo (© EMMANUEL BONICI)

Le Marco Polo (© EMMANUEL BONICI)

Le Marco Polo en début de phase de construction d'un caisson (© EMMANUEL BONICI)

Le Marco Polo en début de phase de construction d'un caisson (© EMMANUEL BONICI)

Le Marco Polo ballasté en fin de construction d'un caisson (© EMMANUEL BONICI)

Le Marco Polo ballasté en fin de construction d'un caisson (© EMMANUEL BONICI)

 

20.000 m3 de ballasts et un contrôle de précision

Le caissonnier compte en tout 20.000 m3 de ballast répartis en 20 cuves, son enfoncement étant géré par six pompes de 1000m3/H chacune. Le ballastage ou déballastage complet prend 5 heures, sachant que le tirant d’eau du Marco Polo va de 2.5 à 21.8 mètres. L’ensemble des opérations est géré depuis une salle de contrôle, avec un système de ballastage automatique. « Stabilité, tirant d’eau, sécurité incendie, énergie…  Toute la partie ballastage et sécurité est pilotée depuis un PC situé au sommet de la structure, avec une veille humaine permanente. Les informations de stabilité avec la gestion des diff

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