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Marseille-Fos : Les négociations au point mort

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Marseille-Fos : Les négociations au point mort

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Hier matin, la dernière réunion entre la direction du Grand Port Maritime de Marseille et une délégation CGT UGICT-CGT s'est soldée de nouveau par un échec. Le conflit qui paralyse les terminaux pétroliers de Fos et Lavéra depuis le 27 septembre se poursuit donc. La CGT conteste toujours la création, imposée par la loi sur la réforme des ports, d'une filiale du port dédiée aux activités pétrolières. « Le syndicat, après avoir consulté ses adhérents en assemblée générale le13 octobre, a fait valoir plusieurs demandes de garanties dont, à nouveau, celle portant sur le maintien de bulletins de salaires à entête GPMM pour les 220 agents qui seront détachés dans la future filiale Fluxel. Cette revendication avait été soumise à la direction générale lors d'une réunion de négociation le 5 octobre dernier. La direction n'avait pas pu la prendre en considération car contraire à l'esprit même de la loi de réforme portuaire qui veut que les agents GPMM transférés soient salariés de la filiale. Les autres garanties revendiquées sont actuellement à l'étude », explique le port de Marseille-Fos. Ce dernier précise que les garanties validées par le Conseil de Surveillance le 1er octobre seront rappelées dans un courrier qui sera adressé à l'ensemble du personnel des terminaux pétroliers. Le port s'est notamment engagé à posséder la majorité des parts de la filiale, soit 60%, le solde du capital étant confié à des partenaires industriels et non financiers. De plus, la sauvegarde de la masse salariale a été actée, même en cas de « scénario catastrophe » comme la fermeture de trois raffineries. De plus, en cas de défaillance de Fluxel, les agents du port ont obtenu de pouvoir bénéficier d'une garantie de retour au sein du GPMM, et ce jusqu'à leur retraite.
Hier, les mouvements sociaux sur le port de Marseille-Fos bloquaient 60 navires et 3 péniches.

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