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Marseille : la réparation navale souffre

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Marseille : la réparation navale souffre

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La demi-douzaine de paquebots actuellement présents dans le port de Marseille offre une image trompeuse. Car ces navires sont toujours immobilisés faute d’activité en raison de la crise sanitaire qui n’en finit plus de repousser une reprise autre qu’anecdotique de l’industrie de la croisière. Avec des conséquences directes pour les compagnies, qui ont perdu des milliards d’euros depuis le mois de mars, leurs centaines de milliers d’employés et tout l’écosystème qui évolue dans leur sillage : agents de voyages, services portuaires, commerces et sites touristiques locaux, mais aussi les chantiers de réparation navale qui entretiennent et modernisent ces navires. Alors qu'on devrait entrer dans la période la plus active de l’année en matière d’arrêts techniques, qui se concentrent habituellement entre l’automne et le printemps, l’hiver s’annonce pour le moment bien morne.

Dans la cité phocéenne, qui abrite l’une des principales entreprises françaises du secteur, la situation est difficile. « C’est très compliqué dans le contexte actuel car les armateurs n’ont pas de visibilité. Nous avons des discussions avec un certain nombre qui réservent, mais les créneaux glissent ou sont perdus », explique à Mer et Marine Jacques Hardelay, directeur général de Chantier Naval de Marseille. Les mois à venir s’annoncent donc préoccupants, personne n’imaginant désormais une reprise sensible de la croisière avant, au mieux, l’été 2021. En attendant, les compagnies réduisent au maximum les dépenses, se contentant généralement pour l’entretien de leurs navires des travaux techniques et règlementaires obligatoires. Les arrêts techniques se font donc au compte-goutte avec des interventions réduites au stricte nécessaire. Résultat, CNdM est à la peine. pour preuve, la moitié de ses effectifs (140 salariés) est en chômage partiel actuellement. Sans suppression de poste pour le moment.

Alors que rien de significatif n’est attendu en matière d’arrêts techniques de ferries avant 2021, le chantier ne compte en ce moment que deux gros paquebots dans ses murs, les Norwegian Breakaway et Norwegian Getaway de la compagnie américaine NCL. Sortis en 2013 et 2014 des chantiers allemands Meyer Werft, ces deux jumeaux de 325.8 mètres de long, 145.655 GT de jauge et 2000 cabines

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