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Marseille : trois paquebots à quai et 2400 membres d’équipage à rapatrier

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Marseille : trois paquebots à quai et 2400 membres d’équipage à rapatrier

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Des dizaines de milliers de navigants sont actuellement bloqués sur leurs navires à travers le monde, notamment à bord des paquebots contraints de cesser leur activité à cause du coronavirus. Avec pour certains des épidémies de Covid-19 à bord, des situations sanitaires difficiles et même des cas, aussi humainement déplorables que légalement contestables, de refus des autorités locales de leur venir en aide. Y compris parfois de la part des Etats où ces navires sont immatriculés.

La France a globalement joué son rôle

Principal port de croisière de l’Hexagone, Marseille n’en est heureusement pas là. Ces dernières semaines, dans le contexte difficile du coronavirus, le grand port de Provence et les autorités françaises ont, globalement, assumé leurs responsabilités, même si quelques refus ont fait grincer des dents et que certaines autorisations furent obtenues de haute lutte. Alors que d’autres pays, comme l’Espagne, refusaient jusqu’au débarquement de leurs propres ressortissants, la France, à Marseille et aux Antilles essentiellement, a tout de même accepté d’accueillir plusieurs paquebots étrangers en quête d’un port refuge, permettant le rapatriement de milliers de croisiéristes dans leurs pays. Même si certains avaient à leur bord des cas de Covid-19. « C’est une question de solidarité et d’humanité. La situation est difficile pour tout le monde mais on ne peut pas laisser des gens errer en mer et des drames se produire », souligne Jean-François Suhas, président du Club de la croisière Marseille-Provence, d’autant plus sensible au sujet qu’il est également officier de Marine marchande et pilote de la station provençale.

Moyennant des procédures très strictes, sous la supervision des Agences Régionales de Santé et des préfectures, et pour Marseille avec le concours du bataillon des marins-pompiers, des « corridors sanitaires » ont pu être mis en place pour évacuer les passagers vers les aéroports. Ou, pour les ressortissants européens qui ont débarqué à Marseille, les rapatrier en cars jusque chez eux. Les autorités françaises n’ont cependant pas accédé, loin s’en faut, à toutes les demandes des armateurs. Le Costa Pacifica n’a par exemple été autorisé à faire descendre dans le port phocéen que ses passagers français et le

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