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Martinique : la base navale prend livraison du CMM Luciole

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Martinique : la base navale prend livraison du CMM Luciole

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La Luciole, nouveau chaland multi-missions (CMM) à propulsion hybride de la Marine nationale, vient d’être livrée à la base navale de Fort-de-France, en Martinique. C’est le huitième et dernier CMM réceptionné par la flotte française. Il s’agit cependant du septième dans l’ordre de production de ces bateaux construits par le chantier iXblue de La Ciotat. La huitième unité, la Tianée, a été livrée dès la fin mars à Toulon. La Luciole, elle, avait un chemin bien plus long à faire pour rejoindre son affectation et, pour cela, il a d’abord fallu attendre pour la charger sur un cargo à destination des Antilles. Elle n’y est arrivée qu’au mois d’avril, en pleine pandémie. Puis, du fait de la crise sanitaire et des mesures de confinement, les essais sur place et la réception du bateau ont été retardés. D'où cette livraison tardive. 

 

Le CMM Luciole en Martinique (

Le CMM Luciole en Martinique (© BASE NAVALE DE FORT-DE-FRANCE)

 

 

© Le CMM Luciole en Martinique (© BASE NAVALE DE FORT-DE-FRANCE)

Le CMM Luciole en Martinique (

Le CMM Luciole en Martinique (© BASE NAVALE DE FORT-DE-FRANCE)

 

Tête de série de ce programme, la Cigale a été mise en service en avril 2018 et est affectée au Pôle Ecoles Méditerranée, à Saint-Mandrier. Ses deux premiers sisterships (Criquet et Grillon) sont opérationnels depuis novembre 2019 dans la base navale de Toulon. La Fourmi et le Scarabée, basés à Brest, ainsi que l’Araignée à Cherbourg, ont été livrés en début d’année. Quant à la Tianée, qui était à l’origine destinée à la Nouvelle-Calédonie, elle a finalement été repositionnée à Toulon au profit de la Cellule Plongée Humaine et Intervention Sous la Mer (CEPHISMER) de la Marine nationale.

Longs de 24 mètres pour une largeur de 8 mètres et un tirant d’eau de 1.6 mètre, les CMM affichent un déplacement de 72 tonnes en charge (52 lège). Ces chalands en aluminium sont conçus pour naviguer dans les rades ou près des côtes pour des missions diverses : travaux sous-marins, transport de matériel, lutte anti-pollution, formation des plongeurs... La plage arrière, dotée d’une grue télescopique et d’un treuil, peut accueillir deux conteneurs.

Capables d’atteindre la vitesse de 10 nœuds, les CMM sont les premières unités à propulsion hybride de la Marine nationale. Pour les phases de transit, des groupes électrogènes Cummins (2 x 150 kW) alimentent les moteurs électriques de propulsion Nidec Leroy-Somer (2 x 100 kW). Mais lors des phases d’exploitation à faible vitesse, les moteurs et le propulseur d’étrave sont alimentés par des batteries (Lithium-ion/fer-phosphate) fournies par Saft. Rechargeables à quai (sur le réseau électrique) ou en mer (par les groupes), elles permettent d’éliminer les émissions polluantes pendant les périodes de travail, avec une autonomie de 8 heures à 2 noeuds. La puissance de ces batteries est de 105 kW, sauf sur les Grillon et Scarabée, dotés d’un double parc (210 kW) en lien avec l’optimisation de ces deux CMM pour les missions de lutte antipollution. C’est la société Alternatives Energies (AltEn) qui a été chargée de développer le système énergie-propulsion des CMM, Cegelec Défense et Naval Sud-Est allant assurer le maintien en condition opérationnelle (MCO) des bateaux sur une période de 10 ans après leur mise en service.

Ces nouveaux engins, qui reprennent les noms d'anciennes gabares, remplacent différentes unités de la marine, dont de vieux chalands automoteurs du type CHA mis en service entre 1987 et 1989 ou encore les vedettes de surveillance radiologique Coralline à Cherbourg et Palangrin II à Brest.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

 

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