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Méditerranée : Greenpeace dément être impliquée dans des incidents avec les pêcheurs

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Méditerranée : Greenpeace dément être impliquée dans des incidents avec les pêcheurs

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L'organisation écologiste Greepeace dément toute implication dans les incidents survenus lundi entre des thoniers et le voilier Oceana, au large du cap Camarat. Le comité régional des pêches avait dénoncé une attaque en pleine nuit : « Les activistes de Greenpeace ont attaqué des pêcheurs et ont saccagé leur matériel professionnel ». Le comité, dénonçant « une traque » des navires de pêche depuis plusieurs jours, affirmait qu'un bateau de l'organisation avait tenté d'éperonner le thonier marseillais Santa. Des incidents se sont bel et bien produits entre des bateaux de pêche et un voilier, l'Oceana, nécessitant l'envoi de deux hélicoptères par la préfecture maritime pour calmer les esprits. Toutefois, selon Greenpeace : « Le navire Oceana n'a rien à voir avec Greenpeace et les méthodes décrites n'ont rien à voir avec une organisation dont la non-violence est l'un des principes fondateurs ». L'organisation est très mobilisée sur la question de la pêche au thon rouge en Méditerranée. Depuis le 16 mai, son navire emblèmatique, le Rainbow Warrior, est au large des côtes libyennes : « Hors de tout cadre réglementaire, un véritable pillage des derniers stocks de thons rouges est en train d'avoir lieu, pillage dans lequel sont parties prenantes une vingtaine de thoniers français ».
Pour éviter la disparition, à terme, de la ressource, Greenpeace réclame la fermeture immédiate de la pêche au thon en Méditerranée. Le conseil des ministres européens des pêches doit statuer les 11 et 12 juin sur le cadre réglementaire de la pêche au thon rouge.