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Mémoire : Il recherche des marins du Bison

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Mémoire : Il recherche des marins du Bison

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André Robert Gustave Jan, quartier-maître mécanicien, d'Auray, né le 5 mai 1916 à Auray, mort en Norvège, lors du naufrage du « Bison », le 3 mai 1940. Jean André Anezo, quartier-maître chauffeur, de Locmariaquer, né le 23 avril 1912, mort le 3 mai 1940, lors du naufrage du « Bison ». Marcel Joseph Goasmat, matelot chauffeur, de Plougoumelen, né le 20 février 1913, mort lors du naufrage du « Bison » le 3 mai 1940. Vincent Marie Le Lin, matelot gabier, de Plougoumelen, né le 17 mai 1919, mort le 3 mai 1940, lors du naufrage du « Bison ». Si vous lisez ces lignes et que vous êtes l'un des descendants d'un de ces quatre marins, ou encore que vous connaissez quelqu'un susceptible d'être de leur famille, vous pouvez entrer en contact avec l'association Aux marins, qui a pour mission d'honorer la mémoire des marins morts pour la France, à travers le Mémorial national des marins, installé à la pointe Saint-Mathieu, dans le Finistère.

Besoin de photos

« Ces quatre marins sont morts dans le naufrage du navire sur lequel ils servaient », explique Jean-Paul Benec'h, délégué départemental de l'association Aux marins. Le contre-torpilleur « Bison » était un bâtiment de la marine française coulé par l'aviation allemande le 3 mai 1940, dans le fjord de Namsos en Norvège. 130 des 264 membres d'équipage sont morts ce jour-là. L'association veut honorer les marins du « Bison » dans le cénotaphe de la pointe Saint-Mathieu. « Nous avons besoin d'une photographie de chacun des 130 hommes décédés. Quatre étaient originaires de la région d'Auray et je suis à la recherche de leurs descendants, susceptibles de nous fournir une photo ». Comment retrouver les familles de marins morts il y a plus de 70 ans ? Jean-Pierre Benec'h, lui-même ancien de la Marine nationale, consacre à ces recherches une bonne partie de son temps libre. Il a ainsi retrouvé récemment les descendants d'un soldat du commando Kieffer, Léopold Hulot, un Vannetais mort en 1948 en Indochine. La photo qu'il a récupérée auprès de ses descendants ornera bientôt le cénotaphe de la pointe Saint-Mathieu. La pointe Saint-Mathieu est devenue un monument consacré à la mémoire des marins morts pour la France, en 1927. À côté de la stèle, un petit fortin accueille un cénotaphe. Il s'agit de la Maison du souvenir pour les marins d'État, de commerce et de pêche, victimes des conflits. Les photos de 1.500 d'entre-eux ornent les murs des salles de ce fortin.

1.500 valeureux marins

« C'est un lieu de mémoire dédié à leur sacrifice, le lieu de recueillement pour leurs familles », ajoute Jean-Pierre Benec'h. « Notre association est chargée d'assurer le développement et le rayonnement du mémorial. Nous organisons des cérémonies et nous veillons au suivi des relations avec les familles des marins disparus ». Le site Internet de l'association, par des textes, des témoignages, des documents historiques, des photographies de marins et de bateaux, retrace l'histoire de chaque marin mort pour la France, dont la photographie figure au cénotaphe et les circonstances de sa disparition. Si vous vous appelez Jan, Anezo, Goasmat ou Le Lin, que vous croyez reconnaître un de vos aïeux, dans la liste des quatre marins cités au début de l'article, prenez contact avec l'association. La photo de votre aïeul ira rejoindre celles des 1.500 valeureux marins.

Pratique
Association Aux marins, BP4, rue de Pen-ar-Bed, 29217 Plougonvelin. Tél. 02.98.38.07.79 ou 09.75.85.52.59. Courriel : assauxmarins@orange.fr Sites Internet : www.auxmarins.net ou www.amedenosmarins.fr Jean-Pierre Benec'h : tél. 06.76.53.27.53 ; courriel : jp.benech@orange.fr

 



Un article de la rédaction du Télégramme