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Menaces sur les anciens arsenaux. L'Etat sur le banc des accusés

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Menaces sur les anciens arsenaux. L'Etat sur le banc des accusés

Face à l'important retard pris par le programme Fremm, les syndicats de DCN tirent la sonnette d'alarme. Si le contrat n'est pas rapidement signé, le creux de charge sera énorme. L'Etat est appelé à respecter ses engagements.
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Malgré les discours rassurants de ces dernières semaines, DCN se trouve dans une situation des plus délicates. Le retard accumulé dans le programme franco-italien des frégates multimissions (Fremm), pourrait, s’il perdure, avoir des conséquences très graves sur l’entreprise. C’est pourquoi les syndicats ont décidé de monter au créneau pour alerter le gouvernement afin que le contrat soit signé le plus vite possible. Il y a en effet urgence, notamment pour DCN Lorient, dont le plan de charge s’annonce catastrophique. Cet établissement, où sont assemblés les navires de la Marine nationale, compte près de 2000 salariés et fait également vivre directement plus d’un millier de sous-traitants. « Dès la fin de l’année, la charge de travail va s’écrouler. Les bureaux d’études tournent déjà au ralenti et dans quelques mois, plus de 30% du personnel n’aura plus rien à faire. Ce sera même pire pour le secteur coque / atelier où, jusqu’en 2007, l’activité sera divisée par cinq », explique Gilles Lanio, secrétaire de la CFDT à Lorient. En fait, le site morbihannais ne travaille plus que sur les frégates Horizon. Le gros œuvre sur le Forbin est achevé. Le navire est en armement à quai et effectuera ses essais en mer au printemps. Son sistership, le Chevalier Paul, a été mis sur cale cet été et sera lancé au second semestre 2006.

Freem : La goutte d’eau

A l’origine, la commande des premières frégates multimissions devait intervenir en 2004 pour un début de production en 2005 et assurer. Ce projet, qui porte sur la réalisation de 17 navires français, devait remplir le plan de charge à compter de 2006 et ce, sur une dizaine d'années. Un mode de financement « innovant » n’ayant pas été trouvé, le recours aux lignes budgétaires classiques a entraîné, comme à l’habitude, un glissement progressif du programme. A cela s’est ajouté l’effet pervers de la coopération, Fremm étant présenté comme l’emblème de la construction d’une défense européenne. Si ce mode de partenariat permet de faire des économies d’échelle en construisant un nombre important de bateaux, il a aussi l’énorme désavantage de multiplier les problématiques liées aux finances publiques. C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui. Alors que le ministère français de la

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