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MerConcept : François Gabart voit plus grand à Concarneau
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MerConcept : François Gabart voit plus grand à Concarneau

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Trop à l’étroit dans ses locaux de Port-la-Forêt, FG MerConcept, l’entreprise du navigateur François Gabart, s’apprête à rejoindre le port de Concarneau. Un immense bâtiment destiné à accompagner le développement de la société va sortir de terre, dans les mois qui viennent.

C’est certainement une des plus grosses entreprises de course au large française. « En un an et demi, nous sommes passés de quinze salariés à 40 », note Antoine Le Ster, le chargé de communication de FG MerConcept. Une entreprise créée en 2006 pour gérer les projets sportifs du skipper François Gabart, et installée dans ses locaux actuels de Port-la Forêt depuis 2014.

Cette croissance d’activité, la société la doit notamment au parcours sportif du navigateur au palmarès énorme (vainqueur, entre autres, du Vendée Globe 2012, de la Route du Rhum 2014 et de la Transat Jacques Vabre 2015), mais aussi à la multiplication des activités portées par MerConcept.

Un trimaran, un Imoca et deux Figaro

« À l’origine, il n’y avait que le projet de trimaran Macif, explique Antoine Le Ster. Maintenant, nous gérons l’Imoca de Charlie Dalin, Apivia, qui prendra le départ du prochain Vendée Globe et dont la mise à l’eau est prévue cet été, mais aussi les projets de Figaro 3 de Martin Le Pape et Pierre Quiroga », explique Antoine Le Ster. Un véritable pool de skippers estampillés Macif, qui oblige aujourd’hui MerConcept à travailler sur deux sites, à Port-la-Forêt et à Lorient, au chantier CDK Technologies. Ce qui conduit à des jeux de logistique et des navettes incessantes pas toujours faciles à gérer.

Une quarantaine de salariés

Une quinzaine de personnes au bureau d’études, une quinzaine à la production et à l’atelier, et une dizaine pour le pôle support (gestion financière et administrative, communication, partenariat)… Toute la jeune équipe (36 ans de moyenne d’âge) est prête à déménager à quelques kilomètres de là, sur le port de Concarneau.

« Notre volonté était de réunir tout le monde sur un même site, avec un bâtiment pouvant accueillir le trimaran, l’Imoca et un Figaro », précise Antoine Le Ster. Quinze mètres de haut sur quatre niveaux, une surface plancher de plus de 3 000 m², une halle de 1 050 m² pour accueillir le trimaran Ultime et une autre de 354 m² pour l’Imoca… Le bâtiment sera aménagé sur un espace actuellement vierge, sur la rive droite du bassin du Moros, dans une zone portuaire qui a particulièrement souffert de la mutation concarnoise, ces dernières années.

De quoi redonner vie à tout un quartier industriel, faisant le pendant de la rive gauche où se trouvent, entre autres, les chantiers Piriou et JFA, et la société Kaïros, créée par un autre navigateur de renom, Roland Jourdain.

Le bâtiment, pensé par l’architecte lorientais Marc Andreatta, se veut le plus écoresponsable possible. « François Gabart est très attaché à une conception qui s’inscrit dans le développement durable », souligne le chargé de communication. Un ponton viendra compléter le dispositif, quai est, et le projet reste ouvert à des extensions futures.

Livraison courant 2020

Tous les voyants étant au vert et le permis de construire accordé, le chantier pourrait démarrer en mai, pour une livraison du hangar souhaitée en février 2020, avant les bureaux en mai-juin. Reste à attendre les bateaux, dans un port où la course au large occupe de plus en plus, au fil des années, un terrain laissé libre par la pêche hauturière.

Un article de la rédaction du Télégramme