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Meyer Werft va construire un paquebot de plus pour Royal Caribbean

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Meyer Werft va construire un paquebot de plus pour Royal Caribbean

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Les paquebots de la classe Quantum of the Seas seront au moins au nombre de cinq. La compagnie américaine Royal Caribbean International a en effet annoncé hier la construction d’un navire supplémentaire de ce type, s’ajoutant aux quatre premières unités déjà commandées au constructeur allemand Meyer Werft. « C’est un vrai plaisir d’annoncer la commande d’une cinquième unité de classe Quantum tandis que nous accueillons Anthem of the Seas en Amérique du nord ces jours-ci. Ces navires ont réalisé de belles performances et ont été reçus avec beaucoup d’enthousiasme à travers le monde. Nous nous espérons maintenir cet élan en continuant d’étoffer cette classe innovante de navires », a déclaré Richard Fain, président du groupe RCCL, dont RCI est une filiale. Paquebots particulièrement innovants, les Quantum rencontrent en effet un beau succès, non seulement sur le marché américain et européen (où l’Anthem vient d’achever sa saison inaugurale), mais aussi en Chine, où le Quantum of the Seas a été déployé dès cet été après un premier hiver aux Caraïbes.

 

Le Quantum of the Seas (© : RCI)

Le Quantum of the Seas (© : RCI) 

 

Le troisième géant de la série en achèvement

Réalisée par le chantier de Papenburg, la tête de série, le Quantum of the Seas, a été livrée en octobre 2014 alors que son premier sistership, l’Anthem of the Seas, a été achevé en avril 2015. Le troisième paquebot de la série, l’Ovation of the Seas, voit son assemblage se terminer en vue d’une mise en service en avril 2016 (il rejoindra la Chine puis l’Australie). Quant au quatrième navire, commandé en mai dernier, il doit entrer en flotte au printemps 2019, alors que le cinquième, qui a donc été confirmé hier, sera opérationnel à l’automne 2020.

Plus gros paquebots du monde après les géants de la classe Oasis of the Seas (227.000 GT, 2700 cabines), également exploités par Royal Caribbean International, les Quantum of the Seas mesurent 348 mètres de long, présentent une jauge de 167.800 GT et comptent 2090 cabines. Il s’agit des plus grands paquebots construits jusqu’ici en Allemagne.

 

La forme de construction couverte de Papenburg (© : MEYER WERFT)

La forme de construction couverte de Papenburg (© : MEYER WERFT) 

 

11 navires à livrer d’ici 2020 par Papenburg

Grâce à la commande annoncée hier, Papenburg garnit un peu plus son carnet de commandes. Le chantier allemand tourne à plein régime et s’apprête même à réutiliser sa première forme de construction couverte pour l’assemblage de navires afin de répondre à la hausse de la charge de travail. En tout, le carnet de commandes de Meyer Werft compte désormais 11 paquebots en commande ferme (pour une valeur d’environ 9 milliard d’euros), auxquels s’ajoutent au moins quatre options. En plus de l’Ovation of the Seas et des deux autres Quantum, Papenburg va réaliser trois paquebots à peine moins gros de la classe Breakaway Plus. Destinés à l’armateur américain NCL, qui a pris livraison le mois dernier du premier navire de cette série, le Norwegian Escape, ces géants de 326 mètres, 164.600 GT et 2174 cabines seront livrés au printemps 2017, puis en 2018 et 2019.

 

Le Norwegian Escape du type Breakaway Plus (© : NCL)

Le Norwegian Escape du type Breakaway Plus (© : NCL) 

 

Dans le même temps, Papenburg va construire deux unités de 150.000 GT et 1680 cabines pour le groupe asiatique Genting Hong Kong. Le Genting World doit entrer en service en octobre 2016 et son sistership un an plus tard. Meyer Werft va aussi construire le premier paquebot neuf de la compagnie britannique Saga Cruises, une unité de 55.900 GT qu’elle réceptionnera à l’été 2019. Le contrat comprend en outre une option pour un second navire.

 

Futur navire de Saga Cruises (© : MEYER WERFT)

Futur navire de Saga Cruises (© : MEYER WERFT) 

 

Enfin, Meyer Werft a été retenu pour réaliser les prochains paquebots géants (183.000 GT, 2600 cabines) dotés d’une propulsion au GNL de la compagnie allemande AIDA Cruises. Le premier devrait être achevé fin 2018 et le second en 2020, le commande étant assortie d’une option pouvant aller jusqu’à trois unités supplémentaires.

 

Le chantier de Turku (© : MEYER TURKU)

Le chantier de Turku (© : MEYER TURKU) 

 

Le carnet de commandes de Turku se garnit aussi

Alors que les capacités de Papenburg sont désormais saturées pour plus de cinq ans, le constructeur allemand a également bien rempli le carnet de commandes de sa nouvelle filiale finlandaise (dont les contrats fermes s’élèvent à environ 4 milliards d’euros). Repris l’an dernier par Meyer Werft, le chantier de Turku travaille quant à lui sur le troisième d’une nouvelle série de paquebots destinés à TUI Cruises, qui a pris livraison des deux premières unités, les Mein Schiff 3 et Mein Schiff 4, en 2014 et 2015. En cours d’assemblage, le Mein Schiff 5 (99.800 GT, 1267 cabines) sera livré au printemps prochain alors qu’un quatrième navire de ce type sera achevé par le chantier finlandais début 2017.

 

Le Mein schiff 4 (© : MEYER TURKU)

Le Mein schiff 4 (© : MEYER TURKU) 

 

Viendront ensuite deux bateaux un peu plus gros (1430 cabines), les futurs Mein Schiff 7 et Mein Schiff 8, livrables en 2018 et 2019. Avant cela, Turku aura également livré en 2017, à l’armement estonien Tallink, un grand ferry de 212 mètres et 2800 passagers fonctionnant au GNL. Ce type de propulsion équipera aussi les deux paquebots géants commandés par Costa (projet Excellence), qui les réceptionnera  en 2019 et 2020. Ces mastodontes de 183.600 GT et 2600 cabines seront voisins de ceux réalisés à Papenburg pour AIDA Cruises, filiale de la compagnie italienne. Et, comme c’est le cas en Allemagne avec AIDA, le contrat comprend une option pour trois unités supplémentaires.

 

Le projet Excellence (© : COSTA CROISIERES)

Le projet Excellence (© : COSTA CROISIERES) 

 

Discussions autour des prochains mastodontes de NCL

Enfin, Meyer Werft est bien placé pour réaliser la prochaine génération de navires de NCL. L’armateur américain, qui envisage à cette occasion de passer à la propulsion au GNL, a annoncé être en discussion avec le constructeur allemand pour ces futurs bateaux, qui devraient être livrés à partir de 2021 et seront sans doute plus gros que les Breakaway Plus. Si leur gabarit est trop important pour Papenburg, ils pourront être construits en Finlande, où les infrastructures sont moins limitées en termes de tailles de navires. 

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