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Michèle Alliot-Marie tente de donner un nouvel élan aux porte-avions franco-britanniques

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Michèle Alliot-Marie tente de donner un nouvel élan aux porte-avions franco-britanniques

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Le ministre français de la Défense est en Grande-Bretagne aujourd’hui, et rencontrera son homologue, John Reid. Cette entrevue est devenue cruciale, au moment où le projet de coopération pour la construction des futurs porte-avions se trouve confronté à d’importantes difficultés. En décembre, Paris avait clairement mis fin à ce qui n’était plus un secret depuis bien longtemps, le choix du design des CVF britanniques pour le navire français (projet PA 2 ou CVF FR). Cette décision devait être un préalable à la signature du Memorandum of Understanding, lançant la phase d’études détaillées en coopération. Initialement prévu fin 2005, le MOU a été repoussé. Début janvier, l’idée était de profiter de la rencontre franco-britannique du 24 janvier pour donner à cet acte majeur dans la construction de l’Europe de la défense, une nouvelle impulsion. Or, si en public, Londres et Paris affichent une détermination politique sans faille, derrière le rideau, la situation est beaucoup plus complexe. Au Royaume-Uni, où la crise budgétaire devient prégnante, le projet risque de connaître un gros dérapage financier, alors que l’avion retenu pour équiper les Queen Elisabeth et Prince of Wales, le F 35 B, voit son coût exploser. Pour les seuls porte-avions, la facture anglaise pourrait atteindre 6 milliards d’euros, le chiffre de 7 milliards étant même évoqué. Selon un proche du dossier, pour le moment, le

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