Marine Marchande
Michelin choisit Neoline pour le transport de pneumatiques entre le Canada et la France

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Michelin choisit Neoline pour le transport de pneumatiques entre le Canada et la France

Marine Marchande

En attendant le lancement de la construction de son premier cargo à propulsion vélique, la compagnie nantaise Neoline continue d’engranger les clients. Cette fois, c’est le géant français des pneumatiques, Michelin, qui a signé une lettre d’engagement avec l’armateur. « Résolument engagé dans la réduction des émissions de CO2 de ses opérations logistiques, le groupe Michelin a récemment signé un engagement de transport avec Neoline. L’engagement signé par Michelin concerne le transport par voiliers cargos de pneumatiques chargés dans des conteneurs depuis Halifax (Canada) vers Saint-Nazaire – Montoir de Bretagne (France) », explique la compagnie. Ce transport sera assuré par la ligne pilote que celle-ci veut ouvrir en 2023 et qui desservira également Saint-Pierre et Miquelon ainsi que le port américain de Baltimore. Avec l’arrivée, prévue un an plus tard d’un second navire, le groupe Michelin doit confier progressivement à Neoline au moins 50% des conteneurs du groupe transportés sur cet axe. « Cette initiative et ce nouveau partenariat favorisent l’innovation autour du transport décarboné. Ce premier pas en matière de transport maritime décarboné s’inscrit totalement dans la stratégie RSE des opérations de Michelin. Il contribuera à l’atteinte de l’objectif de réduction des émissions de CO2 de la logistique de 15% en valeur absolue entre 2018 et 2030 », souligne Pierre-Martin Huet, directeur de la chaîne logistique du groupe Michelin.

La compagnie, qui a déjà conclu des accords commerciaux avec différents clients, comme Renault, Bénéteau, Manitou ou encore Jass Hennessy & Co, va faire construire deux navires de 136 mètres capables de transporter 5000 tonnes fret et disposant, comme propulsion principale, de 4200 m2 de voilure. Les négociations se poursuivent avec les industriels intéressés par la réalisation de ces cargos à propulsion vélique, en particulier le groupement d’entreprises ligériennes Neopolia. Alors que la perspective de voir ces navires naître en France s’estompait en fin d’année dernière, la mobilisation des acteurs impliqués dans le dossier a permis de relancer les discussions. « Fin 2020, nous avons souhaité rouvrir une consultation chantier afin de trouver la meilleure solution, c’est-à-dire compatible avec notre modèle économique et qui, si possible, préserve une part locale de construction. Cette consultation est en train de s’achever actuellement, et nous devrions pouvoir arbitrer dans les toutes prochaines semaines », explique-t-on chez Neoline. 

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