Marine Marchande
Migrants : Le LifeLine va accoster à Malte et faire l'objet d'une enquête

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Migrants : Le LifeLine va accoster à Malte et faire l'objet d'une enquête

Marine Marchande

Le LifeLine, bateau de l'ONG allemande éponyme, va pouvoir accoster à Malte pour y débarquer les 234 migrants qu'il a secourus au large de la Libye. Le bateau a attendu près d'une semaine avant de pouvoir rejoindre un port. Joseph Muscat, premier ministre maltais, a annoncé lui même que le LifeLine serait autorisé à entrer. Il avait conditionné cette arrivée à la promesse d'autres Etats européens de recevoir les migrants rescapés. Huit pays (Malte, le Portugal, l'Italie, la Belgique, les Pays-Bas, l'Espagne, le Luxembourg et la France) se sont engagés à accueillir les personnes éligibles au droit d'asile.

Malte a également annoncé que le LifeLine allait être placé sous séquestre et qu'une enquête serait menée sur le navire et les conditions du sauvetage qu'il a mené. Malte, mais également l'Italie et la France, estiment que le bateau a agi de manière illégale en allant secourir les migrants et en refusant de les remettre aux garde-côtes libyens. Emmanuel Macron, interrogé sur le sujet, a accusé LifeLine d'avoir «coupé le signal» et d'être «intervenue en contravention de toutes les règles et des garde-côte libyens». «On ne peut pas accepter durablement cette situation, car au nom de l'humanitaire cela veut dire qu'il n'y a plus aucun contrôle», a-t-il ajouté. Une manière, sans doute, de rétablir le dialogue diplomatique avec l'Italie en rejoignant sa position, après les vifs échanges qui avaient eu lieu suite au refus de Rome de recevoir l'Aquarius de SOS Méditerranée. 

Pour mémoire, un sommet sur la question de la gestion du droit d'asile doit se tenir aujourd'hui et demain à Bruxelles.

 

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