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Mise sur cale du premier EDA-R de la marine française

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Mise sur cale du premier EDA-R de la marine française

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Dérivé du Landing Catamaran (L-CAT) de CNIM, le premier Engin de Débarquement Amphibie Rapide (EDA-R) commandé pour la Marine nationale sera mis sur cale demain aux chantiers Socarenam de Saint-Malo. Le site breton est chargé d'assembler la coque, l'armement de l'engin étant par la suite réalisé à Boulogne-sur-Mer, dans le principal chantier de l'industriel. Destiné à remplacer les chalands de débarquement de la flotte française, les EDA-R seront embarqué, à raison de deux unités par navire, sur les bâtiments de projection et de commandement (BPC) du type Mistral. Le premier EDA-R doit être livré par CNIM et Socarenam au 1er trimestre 2011. Les trois suivants suivront, ensuite au rythme d'un tous les 6 mois. Les industriels attendent toujours, avec une certaine impatience, la notification de la première tranche conditionnelle (2 engins supplémentaires) du contrat notifié par la Direction Générale de l'Armement le 15 juin 2009, au titre du plan de relance de l'économie. De l'affermissement de cette tranche (qui doit l'être avant le 15 décembre 2010) dépend en effet l'activité du site malouin de Socarenam (ex-chantiers Gamelin repris l'an dernier). Le programme prévoit, ultérieurement, une deuxième tranche conditionnelle de 2 EDA-R, soit un total de 8 unités.

Prototype du L-CAT devant un BPC (© : JEAN-LOUIS VENNE)
Prototype du L-CAT devant un BPC (© : JEAN-LOUIS VENNE)

Un nouveau concept pour les opérations amphibies

Long de 30 mètres pour une largeur de 12 mètres, l'EDA-R est un catamaran en aluminium qui pourra transporter une charge de 80 tonnes, par exemple deux VBCI et du matériel, à la vitesse de 18 noeuds (la capacité maximale d'emport est de 100 tonnes). A vide, il devra être capable de filer plus de 25 noeuds. Par rapport au prototype réalisé sur fonds propres par CNIM et testé depuis l'automne 2008 à Toulon, le premier engin de série présentera quelques différences. Il disposera d'un blindage et de communications militaires (type PR4G), alors que son armement consistera en deux mitrailleuses de 12.7 mm et deux affûts de 7.62 mm. Dotés d'une plateforme élévatrice centrale, qui accueille véhicules, hommes et matériels, les engins conçus par CNIM se comportent, lors des phases de transit, comme des catamarans rapides. Une fois arrivés à proximité de la côte, leur plateforme s'abaisse pour permettre le débarquement sur une plage. Ce concept, très innovant, permet aux bâtiments supports de mettre en oeuvre leurs engins de débarquement au-delà de l'horizon, ce qui limite le risque de détection et d'attaque depuis la côte. La rapidité, la tenue à la mer et la capacité d'emport des EDA-R permettront à la marine de remplacer avantageusement ses actuels chalands de transport de matériel (CTM). « Ces engins permettront aux BPC de donner la pleine mesure de leurs capacités », n'hésite-t-on pas à dire chez CNIM.

Le prototype du L-CAT (© JEAN-LOUIS VENNE)
Le prototype du L-CAT (© JEAN-LOUIS VENNE)

Le prototype du L-CAT (© JEAN-LOUIS VENNE)
Le prototype du L-CAT (© JEAN-LOUIS VENNE)

Le L-CAT débarquant un char Leclerc (© CNIM)
Le L-CAT débarquant un char Leclerc (© CNIM)

Enradiage du L-CAT sur le BPC Mistral (© JEAN-LOUIS VENNE)
Enradiage du L-CAT sur le BPC Mistral (© JEAN-LOUIS VENNE)

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