Construction Navale
Mitsubishi livre enfin le paquebot AIDAprima

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Mitsubishi livre enfin le paquebot AIDAprima

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Après un an de retard, le chantier Mitsubishi Heavy Industries a officiellement, hier, livré à la compagnie allemande AIDA Cruises son 11ème navire et nouveau fleuron. L’AIDAprima a quitté dans la foulée le Japon pour rejoindre l’Europe, son baptême à Hambourg étant programmé le 7 mai. Avant d’arriver en Allemagne, le navire, qui voyage sans passagers, devrait réaliser un certain nombre d’escales. Selon Schiff und Kreuzfahrt, il devrait d’abord s’arrêter à Singapour pour une relève d’équipage, puis passer par Salalah (Oman), Limassol (Chypre), Cadix (Espagne) et enfin Rotterdam, où il devrait procéder à une opération de soutage et à un premier gros avitaillement en vue de ses débuts commerciaux. Avant de commencer le 30 avril ses croisières d'une semaine au départ de Hambourg, l'AIDAprima réalisera une mini-traversée du 24 au 29 avril entre le port allemand et Southampton. 

 

L'AIDAprima (© AIDA CRUISES)

L'AIDAprima (© AIDA CRUISES)

 

Long de 300 mètres pour une largeur de 30.6 mètres et un tirant d’eau de 8 mètres, l’AIDAprima affiche une jauge de 124.000 GT. Armé par 900 membres d’équipage, ce navire compte 1643 cabines (32 suites, 1101 cabines avec balcon, 198 cabines extérieures et 312 cabines extérieures), soit une capacité de 3286 passagers en base double. Comptant 18 ponts, l’AIDAprima disposent de nombreux espaces publics, notamment 12 restaurants et 18 bars, avec une décoration aux couleurs plutôt vives (voir galerie photo)

Ce navire innovant, doté d’un design original avec une étrave droite comprenant une promenade intégrée, dispose d’un système d’injection d’air sous la coque afin de réduire la résistance à l’avancement. L’un de ses quatre moteurs principaux peut, en outre, fonctionner aussi bien au carburant classique qu’au gaz naturel liquéfié, permettant au bateau de réduire ses émissions polluantes lors des escales (ce moteur dual sera par exemple alimenté par un camion-citerne lors des passages du paquebot au Havre, où il viendra régulièrement pendant la saison).  

 

L'AIDAprima (© AIDA CRUISES)

L'AIDAprima (© AIDA CRUISES)

 

C’est en 2011 que le groupe américain Carnival, maison-mère d’AIDA via sa filiale italienne Costa, a passé commande de l’AIDAprima et d’un second navire, l’AIDAperla, en cours de construction en vue d’une livraison début 2017. Pour Mitsubishi, qui a réalisé là ses premiers paquebots depuis les Diamond Princess et Sapphire Princess (116.000 GT, 1335 cabines), livrés en 2004, il s’agissait de se relancer sur le segment de la croisière. Mais les chantiers japonais ont accumulé les retards et problèmes techniques, entrainant un report d’un an de la livraison des navires et l'annulation de toutes les croisières déjà programmées. Le mois dernier, le patron de MHI estimait le surcoût pour l’entreprise à au moins 1.7 milliard de dollars, soit plus que le montant total du contrat (1.3 milliard).

 

L'AIDAprima lors de sa mise à flot en mai 2014 (© AIDA CRUISES)

L'AIDAprima lors de sa mise à flot en mai 2014 (© AIDA CRUISES)

 

Face à cette situation, Carnival a décidé de changer de constructeur pour les prochains paquebots de Costa et AIDA, qui adopteront une version agrandie du design conçu pour les navires réalisés au Japon. Le groupe Meyer Werft a été chargé de réaliser quatre géants de 337 mètres, 183.000 GT et 2600 cabines livrables entre 2018 et 2020. Les deux unités destinées à Costa sortiront du chantier finlandais de Turku alors que les deux prévues pour AIDA verront le jour à Papenburg, en Allemagne. Ce double contrat comprend des options (jusqu’à 3 navires pour chaque compagnie). 

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